Bruxelles, 28/02/2011 (Agence Europe) - Devant la commission du développement régional lundi 28 février à Bruxelles, Laszlo Andor s'est exprimé sur la façon dont il conçoit le rôle du Fonds social européen (FSE) et son budget. Il a apporté son soutien au projet de rapport de Georgios Stavrakakis (S&D, grec), qui plaide pour davantage de souplesse entre les fonds structurels et insiste sur la nécessité de créer et améliorer des synergies entre ces différents fonds. « Une politique de cohésion robuste ne peut être réalisée que si elle repose sur un Fonds de cohésion important pour permettre l'inclusion sociale et l'emploi », a déclaré le commissaire à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Inclusion. Le souhait de Laszlo Andor, c'est que le FSE fasse davantage pour l'inclusion sociale, plus particulièrement pour la situation inquiétante des Roms. Quant au budget du FSE, un mot clef: la crédibilité. Il faut investir dans les ressources humaines pour lutter contre le chômage, veiller à ce qu'il y ait une attribution pour le FSE qui soit plus importante: le FSE doit être doté des ressources nécessaires pour faire face aux défis que sont la pauvreté et les situations de risque de pauvreté dans lesquelles vivent actuellement 80 millions d'Européens et un nombre d'enfants en augmentation de 3% depuis 2005.
La politique clé pour le FSE futur? Est-ce l'intégration? La formation? L'éducation? « C'est la politique de l'EUROPE 2020, qui prévoit et fixe les priorités de l'intérêt des personnes et comment y répondre au mieux aux niveaux régional et national », a répondu Laszlo Andor à Constanze Krehl (S&D, allemande). Le FSE doit veiller à trouver une solution horizontale en matière de formation continue et de vieillissement actif, et veiller à soutenir une formation durable pour les minorités. Avez-vous envisagé de veiller à ce que les projets du FSE soient financés selon un mode différent, a enchaîné la députée allemande. Les disparités régionales sont considérables en termes de taux d'emploi. Le FSE devra aider à l'amélioration de la mise à disposition et de la demande de la main-d'œuvre dans les régions à faibles ressources, a répondu le commissaire en insistant sur la nécessité de mieux coordonner les différents fonds. « Il faut prévoir un règlement instaurant des fonds européens coordonnés avec d'autres ressources privées ou les banques internationales. Il faut renforcer le cadre financier », a ajouté Laszlo Andor. À Karima Delli (Verts/ALE, française) pour qui le FSE ne peut pas abandonner l'urgence sociale, Laszlo Andor a dit se concentrer sur deux objectifs: l'emploi et la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Il s'agit d'une question de main-d'œuvre, de formation pour les jeunes et les retraités. Dans le cadre du FSE, on peut développer des services sociaux pour des groupes risquant de tomber dans la pauvreté ainsi que pour les retraités, a rappelé le commissaire en notant également l'existence au niveau européen du Fonds d'ajustement à la mondialisation (FEM). Et en ce qui concerne l'amélioration du niveau d'emploi, la méthode de coordination « est ce qu'il faut ». Le commissaire s'est également prononcé pour un renforcement des capacités administratives en Roumanie et en Bulgarie, où des améliorations administratives ont déjà été constatées (Nicole Manescu, ADLE, roumaine). À propos du Pacte de compétitivité (proposition Sarkozy-Merkel) et des mesures à prendre pour les salaires, Laszlo Andor a estimé qu'il faut attendre ce qui sera décidé au niveau du Conseil (Charalampos Aggourakis, GUE/NGL, grec). Et le commissaire de conclure sur la nécessité d'avoir « un FSE plus solide, plus robuste avec des compétences plus larges et d'éducation quand elles sont liées aux défis de la stratégie UE 2020 ». (G.B.)