Bruxelles, 14/02/2011 (Agence Europe) - Les événements qui ont bouleversé le paysage politique de la rive sud de la Méditerranée au cours de ces dernières semaines concernent aussi les Européens, et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, très chaleureusement applaudi par un hémicycle bien rempli, a dit en ouverture de session, lundi 14 février, son admiration pour le courage de ceux qui, dans les pays d'Afrique du Nord, sont prêts à s'engager pour la démocratisation, tout en déplorant les victimes. M.Buzek a invité les gouvernants à entamer le dialogue avec leurs citoyens, à lever l'état de siège et à rétablir la liberté d'expression. Les craintes suscitées en 1989 par les « transformations » en Europe centrale et orientale n'ont pas été confirmées par les faits, a affirmé M. Buzek, en poursuivant: « N'ayons pas peur d'aider nos voisins à réaliser leurs aspirations démocratiques ». Le président du PE a rappelé que plusieurs pays de l'UE reçoivent en ce moment un grand nombre de personnes qui quittent l'Afrique du Nord: il faut aider ces pays à absorber ce flux. Dans ce sens, la situation difficile de l'île de Lampedusa a été évoquée par l'Italien Mario Mauro (PPE), qui souhaitait inscrire ce point à l'ordre du jour. Suite à la demande du président du groupe S&D, l'Allemand Martin Schulz, au cours de ce débat, la Commission européenne sera invitée à donner des informations non seulement sur les moyens à utiliser pour venir en aide à l'Italie mais aussi à d'autres États. Le débat aura lieu ce mardi après-midi. (L.G)