login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10315
Sommaire Publication complète Par article 24 / 39
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Éducation

Des programmes nationaux jugés trop peu ambitieux

Bruxelles, 14/02/2011 (Agence Europe) - Si les États membres sont convaincus de la nécessité de réformer et de moderniser leur système d'enseignement, beaucoup restent frileux quand il s'agit de se doter des moyens nécessaires pour y parvenir, par exemple en augmentant les budgets dans le secteur de l'éducation et de la formation. À l'issue de la dernière session du « Conseil Éducation », lundi 14 février à Bruxelles, la commissaire chargée de l'éducation et de la formation, Androulla Vassiliou, a indiqué que les premières moutures des programmes nationaux de réforme, destinés à contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie EUROPE 2020, ne permettront pas d'atteindre les deux grands objectifs proposés par la Commission européenne en matière d'éducation. Elle a également regretté que certains États membres maintiennent les coupes budgétaires dans ce secteur tellement important pour la reprise de la croissance. « On demande aux États membres de coller (aux objectifs) dans leurs programmes nationaux mais dans beaucoup de cas ceux-ci ne sont pas assez ambitieux », a déploré la commissaire.

Lundi matin, les ministres de l'Éducation ont eu une discussion sur les observations relatives à l'éducation et à la formation formulées dans l'examen annuel de la croissance réalisé par la Commission européenne. À la lumière de l'évaluation figurant dans le rapport sur l'état d'avancement de la stratégie EUROPE 2020, ils ont également donné leur avis sur la possibilité de réaliser les grands objectifs fixés dans la stratégie EUROPE 2020 en matière d'éducation, à savoir: 1) ramener sous la barre de 10% le taux de décrochage scolaire (ce taux est actuellement de 14,4%) ; 2) faire en sorte que 40% de la population âgée de 30 à 34 ans ait achevé un cursus universitaire (ou équivalent) (ce taux atteint 33% aujourd'hui). Dans leurs observations, les ministres ont tous souligné l'importance de mettre en place des systèmes de formation tout au long de la vie modernes et adaptés aux exigences du marché du travail, formation tout au long de la vie aujourd'hui indispensable compte tenu du fait que la population active sera appelée à travailler plus longtemps sur un marché du travail de plus en plus exigeant en matière de compétences. Ils ont montré leur engagement en matière de lutte contre le décrochage scolaire et pour ce qui est de relever le taux de diplômés de l'enseignement universitaire, mais certains préfèrent y travailler en cohérence avec leur situation nationale plutôt que de suivre des objectifs chiffrés. Une attention particulière a également été accordée à la formation des jeunes, les premiers touchés par le chômage, mais aussi à la formation des enseignants, pivots indispensables pour mener les réformes nécessaires. Les ministres ont encore évoqué d'autres priorités comme encourager la mobilité (des enseignants et des élèves), améliorer l'éducation des élèves issus des groupes défavorisés pour réduire les abandons scolaires, établir des liens plus étroits entre le monde de l'éducation et le marché du travail, promouvoir la créativité et l'esprit d'entreprise. D'une part, des mesures à court terme doivent être envisagées mais elles doivent impérativement être étayées par des perspectives à long terme ; d'autre part, il faut maintenir les investissements à tous les niveaux dans le secteur de l'éducation et de la formation pour espérer atteindre les objectifs de la Commission, a conclu la ministre hongroise chargée de l'Éducation Rózsa Hoffman à l'issue des discussions. Elle a toutefois reconnu qu'« il est peu probable qu'on atteigne dans les programmes nationaux (de réforme) les objectifs de la Commission ». « Mais on fourbit nos armes. On a les objectifs de la stratégie EUROPE 2020 et ce sont eux qui nous orienteront », a-t-elle poursuivi avec optimisme. La Hongrie va dès à présent résumer les positions des différentes délégations dans un rapport qui sera transmis aux chefs d'État et de gouvernement. Ceux-ci identifieront les objectifs qui leur semblent légitimes et indispensables. Dans la foulée, la commissaire Vassiliou a présenté officiellement au Conseil l'initiative phare de la Commission « Une stratégie pour des compétences nouvelles et des emplois: une contribution européenne au plein emploi » qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie EUROPE 2020 et qui a, tout comme l'initiative jeunesse en mouvement, des conséquences importantes pour le secteur de l'éducation et de la formation. (I.L.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE