Bruxelles, 31/01/2011 (Agence Europe) - L'augmentation à 440 milliards d'euros de la capacité d'emprunt de la Facilité EFSF, le fonds européen de sauvetage créé en 2010 pour garantir la stabilité de la zone euro, ne se fera pas sans contreparties. L'Allemagne, première économie de la zone euro sans qui rien ne sera décidé, pose ses conditions à une aide accrue. Elle réclamerait notamment que les pays de la zone euro les plus en difficulté, comme l'Espagne et le Portugal, adoptent des mesures additionnelles d'austérité et se plient à une surveillance macro-économique exercée au niveau européen.
Parmi l'éventail de mesures mises en avant par les autorités allemandes figurerait l'introduction dans les législations nationales de dispositions imposant une limitation de l'endettement, selon des échos parvenus du Forum économique mondial de Davos. La Constitution allemande limite à 0,35% d'ici 2016 le déficit. Cette règle séduit les eurodéputés rapporteurs des textes législatifs destinés à renforcer la gouvernance économique en Europe (EUROPE n°10298). D'autres mesures concerneraient une coordination renforcée en matière de fiscalité des entreprises ainsi qu'une harmonisation de l'âge du départ à la retraite.
À Bruxelles ce vendredi, les leaders européens discuteront au déjeuner du paquet de mesures qu'ils adopteront définitivement au Conseil européen de printemps, fin mars. Les agences se faisaient l'écho de rumeurs selon lesquelles un Sommet des pays de la zone euro pourrait avoir lieu entre-temps. (M.B.)