Bruxelles, 31/01/2011 (Agence Europe) - Plusieurs délégations ont émis des réserves lundi 31 janvier, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères (Conseil Affaires générales) préparatoire au Conseil européen du 4 février, sur le volet énergie du projet de conclusions (EUROPE n° 10304).
Ainsi, l'Allemagne et la République tchèque ont estimé trop ambitieux l'objectif d'achever le marché intérieur de l'énergie d'ici 2014. La Pologne, dont le bouquet énergétique repose en grande partie sur le charbon, a demandé à ce que soit mentionnée la nécessité de développer le potentiel de l'UE pour l'extraction durable d'énergies fossiles, requête qui a suscité une réaction négative de la Suède et de l'Irlande. La Belgique et l'Irlande ont plaidé pour un langage plus fort en matière d'efficacité énergétique.
Notons également que la France et la République tchèque ont, dans un communiqué conjoint des ministres Laurent Wauquiez et Karel Schwarzenberg, souligné la proximité de leurs positions, notamment concernant l'importance qu'ils accordent à promouvoir une énergie à faible teneur en carbone, dont le nucléaire présente une solution non négligeable pour lutter contre le changement climatique.
Le projet de conclusions doit être arrêté à la veille du Conseil européen par les ambassadeurs des États membres à la réunion du Coreper de mercredi. (E.H.)