Bruxelles, 28/01/2011 (Agence Europe) - La France, co-présidente de l'UpM (Union pour la Méditerranée), « prend acte » de la démission du secrétaire général Ahmad Massa'deh (EUROPE n° 10303) et s'affirme que « plus que jamais convaincue qu'il doit exister une volonté politique de surmonter les différences afin de constituer une maison commune sur les deux rives de la Méditerranée ».
Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères nie l'échec et affirme que des « progrès (sont) déjà réalisés dans les domaines jugés prioritaires par les chefs d'État et de gouvernement euro-méditerranéens réunis à Paris le 13 juillet 2008 ». Ces acquis constitueraient « autant d'avancées significatives » soulignées par la France. Et elle ajoute: « Quelles que soient les difficultés, cette ambition doit être rappelée sans cesse. Comme l'a récemment rappelé le Président de la République, il faut que la Méditerranée cesse d'être un lieu de conflit, de violence, de tragédie, pour devenir un lieu de partage, de coopération, un grand espace de co-développement, de création, de culture, de paix. C'est une entreprise difficile mais plus que jamais d'actualité. Nous appelons tous les gouvernements et tous les peuples d'Europe et de la Méditerranée à donner un nouvel élan à l'Union pour la Méditerranée. Il y va incontestablement de l'avenir de tous ».
L'autre co-présidence, l'Égypte, ne paraît pas avoir encore, à notre connaissance, réagi. Selon des rumeurs non confirmées à ce stade, la démission du secrétaire général jordanien serait motivée par le désir de son pays de prendre le relais de l'Égypte à la co-présidence et éviter le reproche de cumul de postes de responsabilités. La Tunisie a déjà été pressentie pour le poste de secrétaire général et le Maroc serait candidat et déléguerait à Barcelone Youssef Amrani, directeur général « Europe » au ministère des Affaires étrangères. (F.B.)