Bruxelles, 28/01/2011 (Agence Europe) - La solution au problème du coton à l'OMC ne peut plus attendre, lance le groupe des États ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique) qui n'exclut pas de porter la question devant l'Organe de règlement des différends. Réunis à Genève jeudi 27 janvier en marge du Forum économique mondial de Davos, les représentants des États ACP ont appelé au sursaut tous les participants à la ministérielle informelle sur le Cycle de Doha à l'OMC.
Ils demandent la reprise immédiate de la négociation sur le coton, sur la base des modalités de décembre 2008, la priorité à 'une solution précoce' et 'le traitement au moins parallèle et non pas subséquent du dossier avec les questions en suspens dans la négociation agricole du cycle de Doha'.
Les États ACP, liés à l'UE par l'accord de Cotonou, sont en effet extrêmement préoccupés par le fait que les mesures de soutien aux producteurs brésiliens de coton, annoncées le 5 avril 2010 en tant que partie de l'accord intérimaire USA-Brésil, ne font qu'aggraver les inégalités de traitement en défaveur des autres producteurs, notamment ACP. Le groupe ACP souligne l'incompatibilité de la politique cotonnière des États-Unis avec leurs obligations à l'OMC et les exhorte instamment à assumer leurs responsabilités face à la communauté internationale et face aux producteurs de coton des pays en développement. Étant donné que le cycle de Doha est un cycle de développement et compte tenu de l'intérêt vital du coton pour les pays ACP producteurs, le groupe ACP attend de la négociation qu'elle débouche sur l'abolition de toutes les mesures de soutien aux prix du coton qui créent des distorsions aux échanges. (A.N.)