Bruxelles, 01/12/2010 (Agence Europe) - L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) reste l'un des piliers de la sécurité de l'UE dont les 27 pays représentent maintenant la moitié des membres de l'OSCE et plus que de 2/3 de son budget, a affirmé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, mercredi 1er décembre devant le sommet de l'organisation à Astana (Kazakhstan). L'engagement « solide » de l'UE en faveur des valeurs et principes de base de l'OSCE reste donc inchangé, a-t-il dit. À l'avenir, la priorité numéro un de l'OSCE doit être de s'occuper des conflits régionaux, qu'ils soient déjà anciens ('conflits gelés') ou récents, a poursuivi M. Van Rompuy. « Les capacités de l'OSCE en matière d'alerte précoce, de prévention, de résolution et de gestion des crises ainsi que de réhabilitation post-conflit doivent être renforcées », a-t-il estimé. Les récentes expériences dans la région d'Asie centrale, par exemple au Kirghizstan, ont démontré la nécessité pour l'OSCE de s'adapter, a-t-il dit. Plutôt que d'agir seulement comme un instrument d'alerte précoce, l'OSCE devrait devenir un instrument « d'action précoce » doté d'un mécanisme de décision « amélioré », a indiqué M. Van Rompuy. L'UE est prête à jouer son rôle et à contribuer au règlement des conflits gelés tels qu'en Transnistrie, en Géorgie ou au Nagorny-Karabakh, a-t-il ajouté. (H.B.)