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Bulletin Quotidien Europe N° 10268
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Chute de l'immigration clandestine à la frontière gréco-turque

Bruxelles, 01/12/2010 (Agence Europe) - Depuis le déploiement des gardes-frontières européens en Grèce, le nombre de franchissements irréguliers à la frontière gréco-turque a presque été divisé par deux, selon l'agence européenne de coopération aux frontières extérieures (Frontex). Les chiffres montrent qu'à la fin du mois de novembre, le nombre de migrants interceptés à la frontière terrestre située entre la Grèce et la Turquie a baissé de 43,7 % en comparaison avec le mois d'octobre. Alors que 7586 personnes avaient franchi illégalement la frontière en octobre, 4270 ont été répertoriées en novembre. Pour autant, Frontex ne crie pas victoire. « Il est trop tôt pour parler d'impact de l'opération » menée actuellement par les équipes d'intervention rapide aux frontières (RABIT), a déclaré le directeur adjoint de l'agence Gil Arias Fernandez. « Même si cette baisse peut aussi être due à un certain nombre de facteurs, tels que les fluctuations saisonnières, les mauvaises conditions météorologiques ou d'autres raisons, elle est néanmoins significative », a-t-il constaté. Quelque 175 experts européens ont été déployés en Grèce sous l'égide de Frontex. Outre les patrouilles déployées le long de la frontière, les gardes-frontières ont assisté les autorités grecques lors des interviews afin de déterminer la nationalité des sans-papiers et collecté des informations sur les passeurs qui n'hésitent pas à faire payer jusqu'à 7500 dollars pour un voyage en provenance d'Afghanistan. Depuis le début de l'opération, 13 passeurs venant de Turquie, d'Afghanistan, de Bulgarie, de Palestine et de Géorgie ont été arrêtés. Selon les statistiques de Frontex, 41 personnes sont mortes en tentant de traverser la rivière Evros ou la mer dans la région d'Alexandropouli afin de pénétrer sur le territoire grec. Près de 33000 migrants illégaux ont été détectés à la frontière gréco-turque depuis le 2 juin. La majorité vient d'Afghanistan (47 %) suivie des groupes en provenance d'Algérie (17 %), du Pakistan (8 %), de Somalie (7 %) et d'Iraq (5 %). La plupart d'entre eux ne veulent pas rester en Grèce mais préfèrent se rendre dans d'autres pays de l'UE et notamment au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Italie. (B.C.)

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