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Bulletin Quotidien Europe N° 10258
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/concurrence

Oui conditionnel à l'acquisition d'activités de Sara Lee et Monsanto

Bruxelles, 17/11/2010 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne chargé de la concurrence Joaquín Almunia a annoncé, mercredi 17 novembre, l'autorisation sous conditions de l'acquisition par l'entreprise anglo-néerlandaise Unilever des activités 'entretiens et soins de la personne' de l'américaine Sara Lee. L'acquisition de l'activité 'semences de tournesol' de l'entreprise américaine Monsanto par l'entreprise suisse Syngenta a aussi reçu le feu vert 'sous conditions' de la Commission.

Dans le cas Unilever-Sara Lee, l'enquête approfondie menée par la Commission a établi que la concentration envisagée donnerait à Unilever une position dominante très forte sur certains marchés des déodorants, en raison du cumul des parts de marché de marques appartenant aux deux parties et actuellement concurrentes (notamment Sanex avec Dove et avec Rexona). La Commission a constaté que l'opération de concentration telle qu'elle a été notifiée initialement poserait des problèmes de concurrence en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne et au Portugal, où elle éliminerait une force concurrentielle importante et conduirait probablement à des hausses de prix. Pour apaiser les craintes de la Commission, les parties à la concentration se sont engagées à céder Sanex, une marque de Sara Lee, et les activités connexes en Europe. « Nous avons finalement pu (…) autoriser (l'opération) parce qu'Unilever a proposé une mesure claire et convaincante pour remédier aux problèmes de concurrence que nous prévoyions sur certains marchés des déodorants », a indiqué à la presse Joaquín Almunia.

S'agissant du cas Monsanto-Syngenta, l'autorisation de la Commission est également assortie de conditions. La Commission nourrissait en effet certaines craintes concernant la commercialisation de semences de tournesol en Espagne et en Hongrie, où l'opération aurait privé Syngenta d'un concurrent important et novateur, renforçant sa position de tête sur le marché. L'opération soulevait également des questions concernant les activités d'échange et de mise sous licence des variétés de tournesol, dans la mesure où elle permettait aux parties à la concentration de restreindre l'accès de leurs concurrents aux intrants nécessaires à la commercialisation de semences de tournesol. Pour apaiser les craintes de la Commission, Syngenta a proposé de se défaire des hybrides commercialisés par Monsanto en Hongrie et en Espagne au cours des deux dernières années, de même que des hybrides actuellement soumis à des tests officiels en vue de leur enregistrement dans ces mêmes pays. Syngenta a aussi offert de céder les lignées parentales utilisées par Monsanto pour créer ces hybrides, ainsi que les lignées parentales actuellement développées dans le but de produire des hybrides destinés aux marchés espagnol et hongrois. « Syngenta a proposé d'importantes mesures correctives visant à garantir que l'opération n'entravera pas le développement de nouvelles variétés de tournesol dans l'UE et qu'elle n'entraînera pas de hausse de prix ou de réduction du choix de semences de tournesol offert aux consommateurs en Espagne et en Hongrie », a fait valoir Joaquín Almunia. (O.L.)

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