Bruxelles, 17/11/2010 (Agence Europe) - Catherine Ashton, haut représentant pour les Affaires étrangères, rassure les parlementaires européens sur l'application d'un amendement à la loi tunisienne qui, selon l'eurodéputée Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL, française) « va jusqu'à 'criminaliser' les relations des défenseurs des droits de l'Homme avec l'UE ». Mme Ashton, dans sa réponse, le 12 novembre, à la question écrite déposée par Mme Vergiat, relaie les garanties données par le gouvernement tunisien à l'ambassade de l'UE à Tunis. « À la suite de ces contacts, le ministre tunisien de la Justice et des droits de l'Homme a déclaré dans une communication officielle que cette loi ne visait pas à limiter les libertés », écrit Mme Ashton affirmant qu'il y aura cependant un « suivi attentif de l'application pratique de la loi modifiée ».
La Commission considère, ajoute-t-elle, que « le 'statut avancé' fournit l'occasion de solliciter des engagements plus forts de la part de la Tunisie, en particulier dans les domaines du pluralisme démocratique, de la gouvernance et du respect des droits de l'homme. Les négociations avec la Tunisie sont menées dans cet objectif ». Mme Ashton rappelle également dans sa réponse que ses services « observent attentivement la situation des droits de l'Homme en Tunisie ». Ce sujet est régulièrement abordé avec les autorités tunisiennes dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l'accord d'association, notamment au sein du sous-comité « Droits de l'Homme et démocratie ». La Commission considère, selon la HR/VP, qu'un « dialogue ouvert et continu sur ces questions constitue le meilleur moyen de réaliser les progrès attendus par la société tunisienne et la communauté internationale ». (F.B.)