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Bulletin Quotidien Europe N° 10252
Sommaire Publication complète Par article 40 / 43
INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) automobile

Le marché européen se redresse mais sort complètement transformé de la crise. - Le secteur automobile européen commence à se relever de la crise et en ressort transformé. Les achats d'automobiles progressent dès à présent beaucoup plus en Chine ou en Inde. Selon le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), la production automobile mondiale va atteindre 68,7 millions de véhicules en 2010, soit à peu près l'équivalent de l'année 2008 (66 millions de voitures) après un creux en 2009 où l'on avait fabriqué seulement 57,5 millions d'unités. Dans le détail, la croissance est de plus en plus déséquilibrée entre des pays émergents, avides d'accès au marché automobile et les pays matures saturés, qui s'orientent davantage vers des modes de transports alternatifs et plus respectueux de l'environnement. Sur les 11,2 millions de voitures supplémentaires qui sortiront des chaînes de montage cette année, quelque 6,5 seront assemblés dans la région Asie-Pacifique, c'est-à-dire en grande partie en Chine, pour les besoins du marché local. Parallèlement, les usines d'Europe occidentale fabriqueront seulement 400 000 automobiles de plus qu'en 2009 et celles d'Europe orientale 900 000 unités supplémentaires. Cette hiérarchie entre les pays émergents et les pays développés s'est tellement accélérée que les seconds devraient pour la première fois représenter la moitié de la production automobile mondiale dès 2012, souligne PwC, qui tablait auparavant sur un basculement en 2014. Au-delà des volumes, la façon de « consommer » l'automobile a profondément changé: en Europe, sur la période 1990-2010, la production de grandes berlines (groupe D) a perdu 1,5 million d'unités tandis que, dans le même temps, le segment C a progressé de 1,8 million d'unités. Quant au segment des petits voitures (secteurs A et B), qui ne pesait que 30% du marché européen en 1990, il a bondi à 47% en 2010. Rien qu'en 2008 et 2009, il a pris quatre points de parts de marché. Cette explosion s'explique pour deux raisons: d'une part, il y a eu une amélioration considérable des modèles du segment B, de leur contenu, de leur taille et de leur confort ; d'autre part, à confort devenu égal, les consommateurs privilégient désormais des voitures plus compactes, moins chères et plus faciles à garer. Enfin, l'Europe de l'automobile après-crise est de plus en plus caractérisée par des véhicules « à la carte ». De nouvelles niches se sont multipliées et l'on constate l'émergence de véhicules devenus de plus en plus inclassables, chacun trouvant cependant son public. (I.L.)

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