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Bulletin Quotidien Europe N° 10042
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Discussions moins tendues sur la culture des OGM

Bruxelles, 16/12/2009 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Agriculture ont discuté brièvement, mardi 15 décembre à Bruxelles, du sujet délicat et qui les divise de la culture des organismes génétiquement modifiés. Les discussions ont semblé moins tendues que d'habitude, en raison notamment du changement de stratégie de la Commission européenne sur ce dossier. C'est ainsi que l'Autriche et la Hongrie ont apporté leur soutien aux Pays-Bas, un État membre de l'UE pourtant traditionnellement favorable aux nouvelles technologies. Vienne et Budapest ont estimé que l'idée promue par La Haye, de renationaliser partiellement la procédure d'autorisation pour la mise en culture des transgéniques dans les champs de la Communauté allait dans le bon sens.

L'Autriche a souligné que les éventuelles interdictions d'utilisation en plein champ devraient évidemment se faire dans le cadre des règles du commerce international et donc être dûment justifiées, par exemple par des motifs d'ordre scientifique lié à des risques pour l'environnement. De son côté, le Royaume-Uni a relevé la décision selon lui bienvenue prise par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de confier l'ensemble des problèmes liés aux OGM uniquement au commissaire européen à la Santé, supprimant la répartition des tâches qui prévalait jusqu'à présent sur ce sujet avec le commissaire à l'Environnement.

La commissaire à la Santé, Androulla Vassiliou, a confirmé le souhait de M. Barroso de laisser davantage de marge de manœuvre aux États membres à propos de la culture des OGM. Le président Barroso a indiqué que le système européen d'autorisation « basé sur la science pourrait respecter la liberté pour les États membres de décider s'ils veulent oui ou non cultiver des OGM sur leur territoire », a rappelé Mme Vassiliou. Celle-ci s'est félicité de « l'approche constructive » promue par les Pays-Bas et a rappelé qu'à l'heure actuelle la Commission a la responsabilité d'assurer que la législation actuelle est appliquée « pleinement et de manière correcte ». Il s'agit notamment de faire en sorte, a-t-elle précisé, que les OGM qui ont été déclarés inoffensifs pour la santé humaine et pour l'environnement soient autorisés dans un « délai raisonnable ». (L.C.)

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