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Bulletin Quotidien Europe N° 10042
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/commerce

L'accord sur les bananes soulage l'UE, les pays latino-américains et l'OMC, mais laisse les pays ACP circonspects

Bruxelles, 16/12/2009 (Agence Europe) - « Une impulsion importante pour le système multilatéral », selon José Manuel Barroso, « un nouveau souffle pour le round de Doha », selon Benita Ferrero-Waldner. C'est ainsi que le président de la Commission européenne et sa commissaire au Commerce ont qualifié l'accord qui, officiellement conclu mardi 15 décembre, met enfin un terme à un conflit commercial vieux de 15 ans, entre les pays latino-américains, les États-Unis et l'UE sur le dossier de la banane (EUROPE n° 10041). À Genève, Pascal Lamy a salué la fin d'une des disputes « les plus complexes techniquement, sensibles politiquement et significatives commercialement jamais portées devant l'OMC ». « Ceci prouve qu'il n'y a pas de questions qui ne peuvent être réglées par les membres de l'OMC. J'espère que le même esprit de pragmatisme, de créativité et de diplomatie permettra de revigorer le round de Doha », a conclu le patron de l'OMC. Par la voix de leurs ministres du Commerce, Costa Rica, Colombie, Équateur et Panama, principaux pays producteurs d'Amérique latine, se sont déclarés « satisfaits » de l'accord paraphé avec l'UE. Du côté des pays ACP, la circonspection est de mise, l'ambassadeur du Surinam auprès de l'UE et chef du groupe ACP Gerhard Otmar Hiwat déplorant l'insuffisance du montant de compensation accordée par l'UE. Est d'autre part soulignée, dans les rangs des ACP, la redoutable concurrence pour l'Afrique que devrait entraîner l'accord. Une autre source redoute que la Jamaïque ou le Ghana soient exclus du marché tandis que le Cameroun ou la Côte d'Ivoire devraient mieux résister. Selon une étude publiée mardi par l'ONG International Centre for Trade and Sustainable Development (ICTSD), l'accord devrait toucher les ACP de plein fouet, entraînant une chute de 14% de leurs exportations tandis que celles des pays latino-américains croîtraient de 17%. (E.H.)

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