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Bulletin Quotidien Europe N° 10042
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/concurrence

La Commission et Microsoft mettent fin à la saga « Internet Explorer »

Bruxelles, 16/12/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mercredi 16 décembre, une décision rendant contraignants les engagements proposés par Microsoft pour doper la concurrence sur le marché des navigateurs Internet. Depuis une dizaine d'années, la Commission considérait en effet que le géant américain du logiciel abusait de sa position dominante pour imposer aux consommateurs l'utilisation de son navigateur Internet Explorer. En acceptant de faire une série de concessions, Microsoft évite une amende qui aurait pu atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel, soit quelque 6 milliards d'euros.

À la suite d'une plainte du développeur norvégien de navigateurs Opera Software, la Commission avait soulevé la problématique du caractère potentiellement anticoncurrentiel du couplage par Microsoft de son système d'exploitation Windows à son navigateur Internet Explorer, sachant que Windows est installé sur 90% des ordinateurs dans le monde. Pour dissiper les craintes de la Commission et éviter de s'exposer à de lourdes sanctions financières, Microsoft vient d'accepter, pour les cinq années à venir, de proposer à tous les utilisateurs européens de Windows XP, Windows Vista et Windows 7 de choisir le navigateur qu'ils souhaitent installer sur leur ordinateur (Firefox, Chrome, Opera, etc.) via un écran multi-choix. Les engagements pris par Microsoft prévoient aussi que les fabricants d'ordinateurs équipés d'origine avec Windows pourront désactiver complètement Internet Explorer et installer un navigateur concurrent. « Des millions de consommateurs européens vont bénéficier de cette décision en ayant le libre choix du navigateur Internet qu'ils utilisent », s'est félicitée la commissaire à la concurrence devant la presse. Neelie Kroes a précisé que les engagements de Microsft avaient été avalisés parce que le géant du logiciel avait « considérablement amélioré ses positions sur l'écran multi-choix et que, dans les six mois, puis chaque année, Microsoft fera rapport à la Commission sur le respect de ses engagements ». Et d'ajouter que « la Commission a besoin d'un mécanisme qui permette de régler les problèmes qui pourraient surgir dans ce marché complexe (des logiciels) ». Mme Kroes s'est enfin félicitée de ce que Microsoft se soit engagé à garantir l'interopérabilité de ses produits, même si cet engagement a été pris sur une base volontaire. (O.L.)

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