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Bulletin Quotidien Europe N° 10002
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/eurogroupe

Les Seize réaffirment le principe d'une consolidation budgétaire en 2011

Luxembourg, 20/10/2009 (Agence Europe) - La situation économique récente conforte l'Eurogroupe dans son analyse de la stratégie de sortie des plans de relance. S'il y a des signes de reprise évidents, « le moment n'est pas venu de mettre un terme aux programmes de relance » mis en place par les États membres, a une nouvelle fois souligné Jean-Claude Juncker. À l'issue de la réunion de l'Eurogroupe, lundi 19 octobre au soir, il a rappelé les conditions qui devraient prévaloir pour un tel démantèlement en 2011.

« Si les prévisions économiques d'automne (qui seront publiées le 3 novembre: NdlR) confirment que la reprise est là et que la situation s'améliore de manière durable et tenable, nous estimons que les mesures accompagnatrices financées par les budgets devraient être graduellement retirées », a jugé M. Juncker. Pour le président de l'Eurogroupe, la date choisie devrait alors être 2011 et la consolidation budgétaire structurelle devra aller au-delà de 0,5% du PIB par an. Une affirmation partagée par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui précise: « Nous sommes pour un respect strict du Pacte de stabilité et de croissance » et « nous considérons qu'il est extrêmement important de commencer en 2011 à mettre en place la stratégie de sortie et plus de 1% de réduction du déficit structurel serait nécessaire dans un grand nombre de cas malheureusement ». Si les chiffres de la Commission montrent que 2011 peut être considéré comme la première année de reprise durable, le moment sera venu d'entamer le retrait des mesures budgétaires de relance, a aussi estimé Joaquín Almunia, qui insiste sur l'aspect différencié d'une approche pays par pays. Alors que 2011 devait effectivement s'imposer d'ici là comme l'échéance la plus tardive pour commencer l'assainissement des finances publiques (de plus de 0,5% par an), les situations spécifiques de certains États membres pourraient toutefois requérir une action anticipée. Cela pourrait conduire certains pays à recevoir des recommandations pour consolider les finances publiques dès 2010, a ainsi confirmé le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Alors que la Commission constatera formellement l'existence d'un déficit excessif (article 104§5 et 6) et prescrira une trajectoire d'ajustement (article 104§7) à neuf pays à propos desquels elle vient d'adopter des rapports (EUROPE n° 9993), elle examinera aussi la façon dont ceux qui sont déjà concernés par une telle procédure ont mis en œuvre les recommandations qui leur ont été faites par le Conseil il y a près de six mois (Espagne, France, Grèce, Irlande). Le collège des commissaires évaluera lors de sa réunion du 11 novembre prochain si ces pays ont pris des mesures suivies d'effet conformes aux exigences du PSC. En décembre, l'Eurogroupe et le Conseil ÉCOFIN auront des discussions largement axées sur ces questions. (A.B.)

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