26/02/2002 (Agence Europe) -"S'il commence ainsi, Gianfranco Fini bouge comme un éléphant dans de la porcelaine", s'est exclamée l'élue européenne Pasqualina Napoletano (Democratici di sinistra) en commentant les propos du représentant du gouvernement italien à la Convention sur l'avenir de l'Europe selon lesquels, cite-t-elle, "le lien unificateur de l'Union européenne devrait être la religion et le texte constitutionnel (qui sera adopté par la Convention) devrait contenir seulement peu de points approuvés par tout le monde et se référant explicitement à la tradition "gréco-romaine" et "judaïco-chrétienne"". Selon cette vision, la Turquie n'aurait pas le droit d'adhérer un jour à l'UE, ce qui ne correspond pas aux décisions du Sommet d'Helsinki, dit Mme Napolitano, qui poursuit: si nous ne négocions pas encore avec Ankara, ce n'est pas à cause de la religion, mais du non respect des critères de Copenhague, " à commencer par les droits de l'homme".