Bruxelles, 26/02/2002 (Agence Europe) - La Commission a décidé d'ouvrir un examen approfondi sur la prise de contrôle du producteur néerlandais de briques silico-calcaires CVK par le groupe allemand Haniel et l'entreprise néerlandaise Cementbouw, car elle redoute un impact négatif pour la concurrence sur ce marché. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une opération complexe comprenant plusieurs volets. Dans l'opération notifiée à la Commission l'an dernier, Haniel, groupe diversifié présent, via sa filiale Haniel Bau-Industrie, dans la production et la distribution de matériaux pour la construction de murs (briques silico-calcaires, produits en béton cellulaire et béton prêt à l'emploi), informait la Commission de son intention d'acquérir Ytong, filiale de Rheinische-Westfälische Kalkwerke (RWK), ainsi que Fels-Werke GmbH, deux entreprises allemandes du secteur des matériaux de construction. Début décembre 2001, la Commission renvoyait, d'une part, aux autorités allemandes l'examen de l'impact de l'acquisition de Ytong sur le marché germanique. Elle avait déjà agi de la même manière en octobre pour Fels (voir EUROPE du 19 octobre, p.15 et des 3&4 décembre, p.12), et ces dossiers sont toujours à l'étude actuellement. D'autre part, la Commission estimait que, à première vue, le groupe Haniel risquait d'occuper une position dominante sur le marché néerlandais des matériaux de construction par l'intermédiaire de la société coopérative de produits silico-calcaires CVK dont il se propose d'acquérir le contrôle avec Cementbouw, et que l'acquisition de Ytong risquait de renforcer cette position dominante aux Pays-Bas. En décidant d'ouvrir une enquête approfondie à propos de CVK, la Commission confirme qu'il existe un danger réel que la prise de contrôle de ce dernier par Cementbouw ainsi que le regroupement au sein de CVK des producteurs de briques silico-calcaires appartenant à ces entreprises pourraient entraîner la création d'une position dominante sur le marché des matériaux de construction de murs. La Commission dispose à présent de quatre mois pour rendre son verdict.