Bruxelles, 26/02/2002 (Agence Europe) -Dans un mémorandum sur la révision à mi-parcours de la Politique agricole commune (Pac), qu'elle présentera à ses homologues lors du prochain Conseil Agriculture (18 mars), la ministre allemande de la protection des consommateurs, de l'alimentation et de l'agriculture Renate Künast estime que « toutes les aides directes de la Pac devraient être réduites graduellement, en réorientant une partie des économies ainsi dégagées vers le second pilier (développement rural) ».
Le mémorandum allemand privilégie le principe de « modulation obligatoire » des aides directes ainsi que le redéploiement d'une partie seulement des sommes épargnées vers des actions de développement rural dans l'Etat membre concerné, moyennant un cofinancement national. Le « second pilier » devrait pouvoir être utilisé de façon plus souple, par exemple pour un soutien au revenu alternatif ou pour la promotion du bien-être animal. Pour Berlin, le régime simplifié d'octroi des aides en faveur des petits producteurs de la Communauté (aides forfaitaires, voir EUROPE du 20 juin 2001, p.6) devrait lui aussi faire partie à terme des mesures de développement rural. L'Allemagne estime par ailleurs que les secteurs du sucre et de la viande ovine devraient être intégrés au processus de réforme, tout comme le blé dur, le riz, le tabac, l'huile d'olive et le coton et formule des souhaits plus précis concernant les secteurs suivants: - viande bovine et le lait: instauration d'une prime à l'herbe découplée de la production, sans dépenses budgétaires supplémentaires ; - cultures arables: l'objectif à moyen terme consisterait à supprimer le système d'intervention et le gel des terres, incorporer les légumineuses fourragères et le trèfle dans le régime des aides directes et supprimer progressivement les avantages dont bénéficie le maïs ensilage. A plus long terme, l'Allemagne se déclare favorable à l'introduction d'un paiement à la surface unique et forfaitaire applicable à tous les secteurs en fonction de critères écologiques et socio-économiques (voir EUROPE du 13 février, p. 14, au sujet du document présenté par l'Italie au sujet de la révision à mi-parcours).