Bruxelles, 26/02/2002 (Agence Europe) - En adoptant à l'unanimité, lors de sa session plénière de février, l'avis du conseiller espagnol Miguel Angel Cabra De Luna (groupe des activités diverses) sur "eEUROPE 2002: Accessibilité des sites Web publics et de leur contenu", le Comité économique et social européen souligne que le droit à l'accès à l'information est un droit pour tous, en l'absence duquel les personnes handicapées ne peuvent pas jouir de leurs droits sociaux et politiques. "Le Comité soutient la politique européenne en faveur de l'accessibilité des sites web publics et de leur contenu pour les personnes handicapées dans l'UE; tout ceci doit être inscrit dans un cadre: celui de l'Année des personnes handicapées 2003", a indiqué M. Cabra De Luna. "Cette communication de la Commission est un premier pas important mais il faudrait une directive en la matière", estime-t-il. Le Comité demande donc aux Institutions européennes, aux Etats membres et aux employeurs de rendre aussi leurs sites web plus accessibles aux personnes handicapées.
"Avec cette communication, la Commission a essayé d'ouvrir une nouvelle perspective en ce qui concerne l'intégration sociale, civile et économique des personnes handicapées de l'UE. Le problème de l'accessibilité des sites n'est pas seulement un problème pour les aveugles, mais aussi pour les personnes qui ont des difficultés d'ordre moteur ou cognitives", a expliqué devant quelques journalistes l'expert italien non voyant Rodolfo Cattani. "Il faut une utilisation efficace et productive de ces sites, même dans les activités interactives, pour tous les utilisateurs. Ce qui est fait pour les personnes handicapées est aussi très utile pour ceux qui souffrent d'handicaps temporaires (par exemple de maladies, ou ceux qui se trouvent momentanément dans une chaise roulante après un accident de voiture, ou encore les personnes âgées)", a-t-il poursuivi, en précisant que cette communication "veut mettre en évidence une philosophie sociale" et invite les Etats membres à prendre des mesures pour l'accessibilité intégrale des personnes handicapées. "Nous aurions préféré avoir une directive européenne ratifiée par tous les Etats membres et ensuite une loi qui soit respectée, ce qui n'est pas le cas lorsqu'on a seulement une recommandation!", dit M. Cattani. Le Comité, par sa voix, demande aussi de prendre toutes les initiatives utiles pour sensibiliser les administrations publiques ainsi que les participants au dialogue social et au dialogue civil, pour arriver à obtenir "quelque chose par consensus". Et d'ajouter que cette communication ouvrira un dialogue avec les ONG représentatives des personnes handicapées et des personnes âgées. En conclusion, ce qui compte pour le Comité, c'est que: 1) tous les terminaux soient rendus accessibles à tous les citoyens et mis à disposition des personnes handicapées et isolées; 2) l'on facilite dans tous les pays l'accès aux technologies en tenant compte des aspects spécifiques des personnes handicapées (par exemple, les coûts d'accès varient du simple au triple pour ces personnes).