Washington, 26/02/2002 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse commune à l'issue de ses entretiens du 25 février à Washington avec le Président du Conseil de l'UE Josep Piqué, le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell a annoncé la tenue du prochain Sommet UE/Etats-Unis - avec le Président Bush et le Président du Conseil européen Aznar, le 2 mai à Washington. J'espère que M. Piqué et moi-même nous nous réunirons avant, au niveau ministériel, "pour assurer que nous avons un bon sommet couronné de succès", a ajouté M. Powell. Une ministérielle de préparation au Sommet est en effet prévue en avril.
Colin Powell a dit avoir voulu expliquer à Josep Piqué "le contexte" dans lequel George Bush avait, dans son discours sur l'état de l'Union, fait allusion" à la nature de ces trois pays" qui avaient occupé une place si importante dans ses propos, l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord, en constatant: "Notre sentiment commun est que nous devons tous nous inquiéter de pays qui ont des régimes qu'on peut légitimement appeler mauvais, qui développent des armes de destruction massive qui peuvent tomber dans les mains de terroristes ou pourraient être utilisées par ces régimes despotiques. Il n'y a aucun doute que nous avons des vues communes à ce propos". J'ai assuré aussi "qu'aucune politique américaine n'a changé au cours des dernières semaines", a ajouté M. Powell. Et Josep Piqué a affirmé que même si "nos vues ne sont pas toujours 100% identiques sur absolument chaque question, le degré d'harmonie est extrêmement, extrêmement élevé (...). Et nous entendons continuer à souligner ce qui (...) nous unit, et pas ce qui nous sépare, qui est vraiment très, très peu".
M. Piqué a indiqué qu'il avait évoqué avec son homologue également la situation en Amérique latine (et notamment en Colombie: NDLR) et au Proche-Orient. J'ai réaffirmé "notre appréciation pour le travail que fait l'UE" au Proche-Orient, a dit M. Powell. Et M. Piqué, interrogé sur le rétablissement de la liberté de mouvement du Président Arafat, a répondu: "Je pense que si nous demandons 100% d'efforts pour lutter contre le terrorisme, nous devons garantir une capacité à 100% de le faire. C'est une claire position de l'UE".