14/10/2009 (Agence Europe) - L'avenir européen de la Turquie divise les démocrates-chrétiens de la CDU/CSU d'Angela Merkel et les libéraux du FDP de Guido Westerwelle qui négocient actuellement la formation d'un nouveau gouvernement allemand. Horst Seehofer, le chef de la CSU, demande que le programme gouvernemental stipule que l'Allemagne s'oppose à une adhésion pure et simple de la Turquie à l'UE (Mme Merkel, on le sait, plaide depuis longtemps pour un « partenariat privilégié »). M. Westerwelle, qui sera sans doute le nouveau ministre des Affaires étrangères, s'y oppose. La question de l'adhésion de la Turquie ne se posera pas au cours des quatre années à venir ; il n'y a donc aucune nécessité d'anticiper la future position allemande sur ce dossier, dit-il. Entre-temps, le commissaire allemand sortant, Günter Verheugen (SPD), a appelé Mme Merkel à donner à la Turquie sa chance de respecter les critères d'adhésion. « Je ne pense pas que le nouveau gouvernement allemand voudrait être tenu pour responsable si la Turquie se détournait de l'Occident », a dit M. Verheugen dans la presse allemande. (H.B.)