Bruxelles, 14/10/2009 (Agence Europe) - Réunis mardi 13 octobre à Londres dans le cadre de la troisième réunion ministérielle du Forum sur le piégeage et le stockage du carbone, le commissaire européen à l'Énergie, Andris Piebalgs et les ministres de 21 pays (Allemagne, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Corée du Sud, Danemark, France, Grèce, Inde, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie) ont apporté leur soutien à la technologie du captage et du stockage de carbone (CSC) en tant que « composante clé » du plan international de lutte contre le changement climatique. À la veille de la conférence internationale sur le climat en décembre à Copenhague, la déclaration ministérielle adoptée mardi appelle sans équivoque à soutenir des projets à grande échelle, à échanger les connaissances, et à renforcer les capacités en matière de CSC, technologie qui permet de réduire les émissions résultant de la combustion de sources d'énergie fossiles par les grands émetteurs (les centrales électriques au charbon ou au gaz et la sidérurgie) au moyen du captage du CO2 et de son stockage souterrain. « Si nous voulons lutter avec succès contre le changement climatique, les pouvoirs publics doivent continuer à soutenir le développement et l'utilisation des technologies CSC. Il convient toutefois aussi que le secteur privé investisse significativement dans les technologies CSC pour que les projets de démonstration soient commercialisés et qu'elles atteignent la faisabilité économique », commente M. Piebalgs. Rappelons que depuis le Conseil européen de décembre 2007, l'UE a élaboré une série complète de mesures d'aide juridique, financière et industrielle au développement de la technologie CSC, que sont la directive « CSC », le cadre pour les aides d'État à la protection de l'environnement, et le soutien financier à hauteur de 1,05 milliard d'euros aux projets de démonstration dans le cadre du plan européen pour la relance économique. (E.H.)