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Bulletin Quotidien Europe N° 9998
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

Les risques pour la durabilité des finances publiques de plusieurs États membres ont augmenté

Bruxelles, 14/10/2009 (Agence Europe) - Déjà au centre des préoccupations de la Commission européenne avant la crise financière et économique, l'évolution des finances publiques au regard du vieillissement démographique l'est encore un peu plus dans le contexte actuel. Si la nécessité d'un effort budgétaire à court terme pour relancer l'économie n'est pas contestée, les risques pour la durabilité des finances publiques en raison du vieillissement de la population imposent un retour à la consolidation budgétaire dès que possible. Une exigence qui concerne tous les États membres, mais qui s'avère plus contraignante pour certains (en raison de l'impact supérieur des dépenses de santé et de retraites qu'ils connaîtront). C'est ce que souligne la Commission dans une communication et un rapport adoptés mercredi 14 octobre, qui montrent que l'écart entre les pays s'est accru avec la crise et que nombre d'entre eux sont désormais dans une position plus risquée à long terme.

En raison de réformes des retraites abouties et de situation budgétaire favorable, la Bulgarie, le Danemark, l'Estonie, la Finlande et la Suède restent dans une catégorie à faible risque pour les finances publiques à long terme. Eu égard à leurs positions budgétaires actuelles (plus ou moins bonnes) et à l'impact (plus ou moins fort) du vieillissement démographique, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la France, l'Italie, la Hongrie, le Luxembourg, la Pologne et le Portugal sont dans des situations très différentes, mais peuvent tout de même être classés dans un groupe de risque moyen. Avec des déficits au-delà de 6% du PIB (et souvent bien plus), Chypre, l'Espagne, l'Irlande, la Grèce, La Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque appartiennent quant à eux au groupe à plus fort risque. Par rapport au « classement » précédent, 10 pays sont en fin de compte dans une catégorie plus risquée (l'Autriche, l'Espagne, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, la Slovaquie et le Royaume-Uni). Seuls la Hongrie et le Portugal sont passés dans un groupe moins risqué.

Pour contrer l'envolée de la dette publique, il faudra combiner consolidation budgétaire et réformes structurelles pour soutenir le potentiel de croissance, affirme notamment la Commission, qui précise que, dans le cadre de la surveillance multilatérale du Pacte de stabilité et de croissance (PSC), le critère de durabilité de la dette publique devrait quoi qu'il en soit être pris en compte avec attention. « Assurer la viabilité à long terme de nos finances publiques est l'un des moteurs clés de notre stratégie de sortie » de crise, explique ainsi Joaquín Almunia. « Nous avons besoin de continuer à soutenir la relance, mais dans un contexte de finances publiques gravement détériorées, des mesures pour accroître la confiance et soutenir la demande ne peuvent être couronnées de succès que si elles sont perçues par les marchés et l'opinion publique comme temporaires et compatibles avec la viabilité à long terme », ajoute le commissaire aux Affaires économiques et monétaires. (A.B.)

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