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Bulletin Quotidien Europe N° 9998
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/omc/doha

Les États-Unis et leurs partenaires à la recherche d'un compromis sur les services

Bruxelles, 14/10/2009 (Agence Europe) - S'ils sont unanimes pour dire que le volet service est une pièce essentielle du puzzle que sont les négociations de Doha, les principaux acteurs du round, réunis dans le cadre du sommet mondial sur les services, organisé les 13 et 14 octobre à Washington, sont en quête d'une approche intermédiaire faisant le pont entre l'approche des États-Unis et celle des autres pays, l'UE en tête, engagés dans la négociation sur la libéralisation du commerce des services. En effet, tandis que les États-Unis ne sont pas prêts à boucler un compromis sur les modalités de libéralisation des échanges en agriculture et sur les produits manufacturés (NAMA) sans connaître clairement les gains qu'ils obtiendront sur les services en retour de leurs concessions sur les deux autres chapitres, l'UE et l'Inde privilégient un processus horizontal visant d'abord à boucler un accord agriculture/NAMA, tout en ayant une idée claire des offres potentielles de libéralisation des services, avant de finaliser la négociation sur les services. « Nous savons que les plus grands gains pour l'économie mondiale proviendront de la libéralisation du commerce des services, mais les offres actuellement sur la table sont insuffisantes à cette fin (…) Nous avons dit clairement qu'aucun accord sera bouclé sans un accord concret sur les services, qui résulterait en de nouvelles opportunités de marché, mais nous croyons que des résultats positifs sont encore atteignables », a insisté Ron Kirk. Pointant du doigt la fermeture des marchés de services de certains grands pays émergents, le représentant américain au Commerce a aussi souligné l'intérêt porté par les États-Unis à stimuler leur commerce de services avec les économies de l'APEC (Asian-Pacific Economic Cooperation). « Nous devons ficeler un accord sur la base des progrès réalisés sur l'agriculture et les NAMA, mais les services, essentiels pour le succès du round de Doha, ont besoin d'un plus grand soutien », a estimé pour sa part Catherine Ashton. Tout en soulignant la nécessité d'avoir une meilleure compréhension de ce à quoi l'accord final ressemblera avec son volet services, la commissaire au Commerce comme son homologue indien Anand Sharma ont néanmoins réaffirmé leur engagement dans le processus horizontal. (E.H.)

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