Bruxelles, 14/10/2009 (Agence Europe) - Les comités économiques et sociaux et institutions similaires européens et de la rive sud et est de la Méditerranée tiendront leur session annuelle les 18 et 19 octobre à Alexandrie (Égypte), laquelle donnera l'occasion d'un débat axé principalement sur le rôle et la contribution des organisations représentatives des partenaires économiques et sociaux et de la société civile dans la mise en place de l'Union pour la Méditerranée. L'idée est de revendiquer la création d'une assemblée spécifique regroupant les acteurs économiques et sociaux. An Le Nouail Marlière (déléguée française de la composante « employés » du CES européen, présidente du comité de suivi conjoint EuroMed) devrait présenter un document, à soumettre à la discussion, qui fixe les conditions de mise en place d'une telle assemblée.
D'autres sujets seront discutés, portant sur les effets de la crise financière sur la région euroméditerranéenne, sur la stratégie à mettre en œuvre pour l'instauration d'une société du savoir et son impact sur la création d'emplois, sur le changement climatique et les défis énergétiques (« La Méditerranée, un écosystème en péril », affirme le rapport présenté) et, enfin, sur les évolutions démographiques et culturelles sur les deux rives, en traitant notamment du « processus de vieillissement » et des migrations. Sur ce plan, « des modifications radicales » seraient à attendre. « La réussite démographique de l'UpM dépend de l'articulation du courant migratoire en provenance des rivages sud de la mer Méditerranée et de la gestion des ressources de l'UE. La question de l'investissement accru pour contenir les répercussions négatives du chômage et de la migration irrégulière pourraient s'avérer cruciale à moyen terme », lit-on dans le rapport soumis à la session. (F.B.)