Bruxelles, 10/11/2008 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE se félicite « du retour au fonctionnement normal des institutions libanaises » et réaffirme « son plein soutien aux autorités libanaises, et notamment au président Sleimane et au gouvernement dirigé par le Premier ministre Siniora ». La reprise du dialogue national, depuis l'accord de Doha du 21 mai dernier, devrait permettre de progresser sur la question de la stratégie de défense nationale, soulignent les conclusions adoptées lundi 10 novembre, qui saluent l'annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban. « Cette annonce, qui devra se concrétiser par la nomination des ambassadeurs et l'ouverture effective des deux ambassades avant la fin de l'année, constitue une étape historique », affirme le Conseil, en encourageant les deux parties à progresser sur la question de la démarcation et le contrôle de la frontière commune et sur celle des prisonniers et des disparus. L'UE et les États membres se disent prêts à apporter leur soutien au « développement et à la mise en œuvre de la stratégie nationale libanaise de gestion des frontières ». L'adoption par le parlement libanais d'une nouvelle loi électorale est « un premier pas vers une réforme électorale plus complète » en vue des élections législatives de 2009 pour lesquelles l'UE est disposée à envisager le déploiement d'une mission d'observation électorale. Le Conseil réaffirme par ailleurs son soutien à la Commission d'enquête ainsi qu'au Tribunal spécial pour le Liban, chargés de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. (A.B.)