Bruxelles, 10/11/2008 (Agence Europe) - La Tunisie et l'UE réunissent, mardi 11 novembre, la 7ème session de leur Conseil d'association et feront le point sur une coopération jugée exemplaire essentiellement dans le domaine économique avec le souhait qu'une impulsion plus forte soit donnée par la Tunisie à ses réformes politiques et judiciaires.
La Tunisie, premier pays signataire d'un accord d'association, est en libre-échange industriel total actuellement avec l'UE et serait, selon les Européens, un bénéficiaire important de l'assistance financière européenne, ce qui prouverait la « maturité » atteinte par la coopération. Tunis espère cependant un coup de pouce, financier, plus déterminant pour mener son décollage économique à son terme. La réponse est que le maintien d'un niveau élevé de décaissements nécessite la poursuite des réformes économiques, administratives et sectorielles ainsi que l'amélioration continue de la gestion des finances publiques. L'UE souligne que, pour être pérenne, tout développement économique et social dépend aussi de l'environnement politique. Dans ce contexte, l'Union encourage le gouvernement tunisien à intensifier ses efforts sur la voie de la bonne gouvernance et la voie des réformes politiques pour promouvoir le pluralisme démocratique et consolider l'état de droit. Globalement, l'UE constate avec satisfaction la bonne performance de l'économie tunisienne et se félicite aussi de la poursuite des politiques de stabilité macro-économique et de rigueur budgétaire. Cependant, relève-t-on du côté européen, l'économie tunisienne doit encore faire face à des défis importants, notamment à la lumière de la conjoncture internationale actuelle.
Ce pays de la rive sud ne revendique pas de statut particulier ou « avancé », selon la terminologie marocaine mais, dans les faits, si l'on en croit la Commission européenne, il bénéficie d'une position d'avant-garde dans plusieurs domaines correspondant aux réels besoins du pays. Pour l'UE, le cadre de coopération actuel offre de nouvelles perspectives en vue d'une convergence accrue avec l'espace communautaire, qui passerait par un rapprochement institutionnel et politique qui pourrait concerner plusieurs secteurs d'activité comme par exemple le commerce, l'environnement, la politique maritime et de pêche, les transports ou l'énergie. Les deux parties conviennent d'étudier les possibilités d'une participation tunisienne aux activités des agences et programmes communautaires, sur une base graduelle et en fonction des progrès de la mise en œuvre du plan d'action. Enfin, dans une perspective de renforcement des relations, l'UE propose à la Tunisie de s'aligner au cas par cas sur ses prises de position dans des domaines relevant de la PESC. Enfin, l'UE souhaite que la Tunisie joue un « rôle actif dans la mise en œuvre de la stratégie commune UE-Afrique ». (F.B.)