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Bulletin Quotidien Europe N° 9775
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

Paris a organisé une conférence sur la maladie d'Alzheimer

Paris, 04/11/2008 (Agence Europe) - La Présidence française de l'UE a organisé, jeudi 30 et vendredi 31 octobre à Paris, une conférence sur la lutte contre la maladie d'Alzheimer et les maladies associées, réunissant associations, professionnels, chercheurs et politiques.

« Le 21ème siècle sera marqué par les maladies neurodégénératives», a estimé Henry Brodaty, professeur de psycho-gériatrie de l'université de Nouvelle Galles du Sud, en Australie. «Si nous ne nous préparons pas à un changement de la situation actuelle, nous allons au devant d'énormes problèmes», a pour sa part averti Marc Wortmann, directeur exécutif d'Alzheimer's Disease International, qui a par ailleurs estimé que l'Europe était la partie du monde où le coût de la maladie l'Alzheimer était le plus élevé (57,3 milliards de dollars dans l'UE-27, pour un coût global de 315 milliards).

Dans trois ateliers de travail, les participants ont fait émerger différentes possibilités. Ils ont notamment pointé l'insuffisance des structures, aussi bien du point de vue des «aidants» que de celui des malades. De plus, ils ont souligné la nécessité de la formation des aidants, afin de lutter contre d'éventuelles dérives, et se sont prononcés en faveur d'un diagnostic précoce de la maladie. Par ailleurs, certains ont exprimé le souhait de voir se développer des modèles animaux pour faciliter l'étude de la maladie. Tous les participants, quel que soit leur rôle dans la lutte contre la maladie, ont exprimé la nécessité de se battre contre Alzheimer, notamment en favorisant la recherche, se référant ainsi aux efforts déployés pour lutter contre le cancer. «Tout le monde s'accorde sur le fait qu'il faut être d'accord. Mais cela n'empêche pas les désaccords. L'Allemagne, par exemple, est opposée à l'adoption de critères de qualité des soins par l'ensemble des pays européens », commentait un participant. Autre point litigieux: l'inclusion de la maladie d'Alzheimer dans le « pacte européen sur la santé mentale et le bien-être », adopté en 2008, et plus largement l'association de la lutte contre la maladie d'Alzheimer à celle contre les maladies psychiatriques par la Commission européenne. «Alzheimer n'est pas une maladie psychiatrique!», s'insurge la députée européenne française Françoise Grossetête, qui préside l'Alliance européenne contre la maladie d'Alzheimer. «Ce serait une erreur vraiment grave que la Commission européenne associe les maladies neurodégénératives et les maladies mentales», a-t-elle estimé, avant de préconiser «un cadre plus formel sur les réseaux européens de référence». «Bien sûr, ces maladies sont différentes, et nous en sommes conscients», a répondu la commissaire à la Santé, Androulla Vassiliou, avant d'ajouter: « Mais il y a des aspects communs. Par exemple, quand nous parlons de soins aux patients, nous ne pouvons pas faire la différence entre ces deux domaines ».

La maladie d'Alzheimer, une des priorités de la Présidence française, avait déjà été abordée au cours de la réunion informelle des ministres européens chargés de la compétitivité, le 17 juillet à Versailles. Deux mois plus tard, le 26 septembre, le Conseil Compétitivité a adopté des conclusions symboliques relatives à un engagement commun des États membres contre les maladies neurodégénératives (EUROPE n° 9746).

La future Présidence suédoise de l'UE (2ème semestre 2009) a déjà annoncé, par la voix de sa ministre des Personnes âgées et de la Santé publique, Maria Larsson, qu'une nouvelle conférence Alzheimer serait organisée en septembre 2009. (L.B.S.)

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