Paris, 04/11/2008 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy a clôturé, vendredi 31 octobre à Paris, une conférence consacrée à la lutte contre la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées (voir autre nouvelle. Après avoir présenté le plan français, organisé en trois volets (recherche, capacités de diagnostic, accompagnement), il a estimé que la lutte contre cette maladie devait constituer la «priorité absolue» de l'Union européenne.
« L'Europe vieillissante doit tout faire pour mieux connaître la maladie d'Alzheimer et ses effets sur la vie des 500 millions d'Européens », a dit Nicolas Sarkozy. Il a estimé que l'Europe pouvait agir selon trois axes: connaissance de la maladie et recherche, partage d'expérience sur les soins et la prise en charge, et questions éthiques. « Je souhaite que le Conseil adopte d'ici la fin de la Présidence française des recommandations invitant chaque État membre à se doter d'un plan sur Alzheimer d'ici 2010 », a-t-il affirmé. Et M. Sarkozy de prôner « une sorte de boîte à outils européenne, dans laquelle chaque État membre pourra puiser en fonction de ses spécificités ». Pas question, pour le président français, de porter atteinte au principe de subsidiarité, sur lequel il a particulièrement insisté.
2010, c'est également l'échéance que Nicolas Sarkozy a proposée pour la mise en place d'une programmation coordonnée de la recherche des Vingt-Sept. «La programmation coordonnée, cela veut dire plus de moyens pour des projets de recherche communs plutôt que des financements dispersés sur des projets nationaux qui s'ignorent, ce qui est un scandale», a-t-il expliqué. Enfin, il a prôné une «réflexion éthique commune», qui serait une «richesse et ferait l'originalité de notre Europe unie». Parmi les questions concrètes auxquelles il faut apporter des réponses éthiques, le président Sarkozy a notamment évoqué le consentement d'une personne à son entrée dans une maison de retraite, l'adaptation des soins à la préférence du patient et le rôle joué par les aidants pour aider les patients à exprimer leurs choix. «L'Europe pourrait soutenir la création d'un réseau permettant l'échange de bonnes pratiques à partir de cas concrets rencontrés sur le terrain», a-t-il ajouté. (L.B.S.)