Bruxelles, 16/10/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a été invitée à effectuer une enquête sur le meilleur moyen de soutenir le secteur industriel de l'Union. Cette demande a été formulée dans les conclusions du Conseil qui a eu lieu à Bruxelles ces 15 et 16 octobre. Elle vient s'inscrire dans le cadre d'une détérioration continue de la situation financière, et d'un soutien des États-Unis au secteur automobile américain en particulier. « Nous nous sommes mis d'accord pour demander à la Commission européenne d'étudier comment elle pourrait soutenir la croissance, notamment dans l'industrie européenne qui ne doit pas souffrir d'un désavantage concurrentiel […] Si les Américains soutiennent massivement leur industrie automobile, l'Europe ne peut pas s'abstenir de réagir », a dit Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe et premier ministre luxembourgeois. Ses propos ont été rejoints par ceux du président français Nicolas Sarkozy, qui a souligné qu'une assistance à l'industrie automobile pourrait être d'autant plus adéquate que les constructeurs européens se voient actuellement dans l'obligation d'innover pour produire des voitures moins énergivores. S'agit-il d'un assouplissement des règles communautaires en matière d'aides d'État ? Interrogé à ce sujet par la presse, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Milliband, s'est limité à faire référence au texte des conclusions, aux termes duquel « dans les circonstances exceptionnelles actuelles, l'application des règles européennes doit continuer à répondre à l'exigence d'une action rapide et flexible » (5ème paragraphe). Le ministre a également cité le 10ème paragraphe du texte, qui « invite la Commission à formuler d'ici la fin de l'année des propositions adaptées, notamment pour préserver la compétitivité internationale de l'industrie européenne », et souligne que « le soutien de l'activité économique passe par un niveau de financement suffisant ». Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a ajouté qu' « il ne faut pas se scandaliser si les États membres, dont l'Italie si nécessaire, pensent à octroyer des aides d'État aux industries automobiles. » (C.D.)