Bruxelles, 16/10/2008 (Agence Europe) - Alors que les craintes de récession se font plus pressantes, comme le montre le nouveau plongeon des places boursières, le Conseil européen a souligné « sa détermination à prendre les mesures nécessaires pour soutenir la croissance et l'emploi », indiquent les conclusions adoptées jeudi 16 octobre (le projet de texte de la Présidence prévoyait de telles mesures « pour réagir au ralentissement de la demande et à la contraction de l'investissement, et en particulier pour soutenir l'industrie européenne »). Finalement, la Commission a été invitée à « formuler d'ici la fin de l'année des propositions adaptées pour préserver la compétitivité internationale de l'industrie européenne ». La poursuite des réformes structurelles demeure essentielle pour contribuer au retour de la croissance et améliorer l'emploi, ajoutent les conclusions. Une détermination à agir en faveur de l'économie qui pourrait trouver un autre prolongement. Devant la presse, le président français a en effet été plus loin, plaidant pour une réponse coordonnée des Européens face aux menaces qui pèsent sur l'économie réelle. Dans le contexte actuel, le but est de remettre le système bancaire sur pied. Mais quand on prévoit un plan de soutien aux banques ou une garantie des prêts interbancaires, « on ne joue pas au Monopoly, derrière c'est l'économie réelle », a insisté le 15 octobre le président français, désireux de poursuivre l'élan actuel. « L'émergence de ce gouvernement économique de l'Europe qu'on attend depuis si longtemps et qui a commencé dimanche dernier à Paris, il ne faut pas l'arrêter », a déclaré Nicolas Sarkozy, qui dit avoir « plusieurs idées » pour renforcer la coordination des politiques économiques. Ce n'est « pas le moment de laisser tomber » ce qui a marché dans la situation d'urgence actuelle: la coordination, l'unité, la volonté d'aller de l'avant. « Faut-il la même coordination pour les politiques économiques que pour la crise financière ? Selon la Présidence française, la réponse, c'est: Oui, oui, oui, oui », a martelé le président français, qui admet: « Est-ce que c'est pour l'instant l'unanimité ? Non, non, non ». (A.B.)