Bruxelles, 11/03/2008 (Agence Europe) - Via le système communautaire de protection civile, la Commission européenne a dépêché en Equateur une équipe d'experts en protection civile de cinq Etats membres, pour venir en aide à ce pays dévasté par les inondations consécutives à des pluies diluviennes.
Répondant à la demande des autorités équatoriennes introduite auprès de la délégation de la Commission à Quito, le mécanisme de suivi et d'information (MIC), hébergé à la Direction générale de l'Environnement de la Commission, a coordonné les ressources mobilisables par les Etats membres pour les mettre en adéquation avec les besoins. Sont à pied d'œuvre depuis le 9 mars cinq experts mis à disposition par la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et l'Espagne ainsi qu'un expert coordonnateur du MIC. L'équipe a établi son quartier général à Guayaquil. Elle travaillera en étroite coopération avec ECHO, l'Office d'aide humanitaire de la Commission, et l'équipe des Nations Unies pour l'évaluation et la coordination en cas de catastrophe (UNDAC). Elle contribuera à la coordination des secours, à la gestion de la logistique, à l'évaluation des dégâts et fournira son expertise technique pour la mise à jour des plans d'urgence.
« La situation d'urgence en Equateur est loin d'être surmontée. La Commission suivait la situation sur le terrain via le MIC et était donc prête à réagir sitôt introduite la demande de secours. Au cours des dernières années, notre expertise a été très utile dans des situations d'urgence analogues. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour secourir la population équatorienne », a commenté Stavros Dimas, commissaire à l'Environnement et à la protection civile.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur l'Equateur - les plus dévastatrices qu'ait connues le pays au cours des vingt-cinq dernières années - sont la conséquence d'El Niño. Elles ont provoqué des inondations dans treize provinces sur les vingt-quatre que compte l'Equateur, et devraient se poursuivre jusqu'en avril. A ce jour, elles ont fait 19 morts et 250 000 à 300 000 victimes. 100 000 d'entre elles nécessitent une aide d'urgence, et plus de 13 000 personnes sont hébergées dans des abris temporaires, souligne la Commission. (A.N.)