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Bulletin Quotidien Europe N° 9620
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/social

Le plan de restructuration du groupe Unilever montre la nécessité d'une révision de la directive sur les comités d'entreprise européens

Strasbourg, 11/03/2008 (Agence Europe) - Le groupe GUE/NGL au Parlement européen a pris fait et cause, mardi 11 mars, pour les victimes du plan de restructuration du groupe Unilever et a demandé, dans ce contexte, une révision de la directive de 1994 sur les comités d'entreprise européens. Le groupe agro-alimentaire anglo-néerlandais annonce la suppression de 12 000 emplois et la fermeture de 50 à 60 sites en Europe, tout en déclarant 4 milliards d'euros de bénéfices pour 2007.

Après avoir rencontré une délégation syndicale du groupe Unilever, le groupe GUE/NGL ainsi que des parlementaires d'autres groupes politiques du PE ont pris les dispositions suivantes, a expliqué le Français Francis Wurtz, qui préside le groupe GUE/NGL: - une déclaration de plusieurs parlementaires sera signée sur les « enjeux de cette bataille » ; - une demande sera faite pour qu'un débat en séance plénière ait lieu sur ce cas Unilever ; - une demande est faite de « poser le problème de la nécessaire révision » de la directive de 1994 sur les comités d'entreprise européens.

La directive de 2004, que nous avions saluée au moment de son adoption, s'avère « une coquille vide », a expliqué M. Wurtz lors d'une conférence de presse. Selon son groupe, la directive doit être revue de manière à donner accès aux informations stratégiques des groupes et donner aux élus du comité d'entreprise européen la possibilité, le cas échéant, s'ils sont mis devant le fait accompli d'un plan de restructuration, d'obtenir « la suspension de l'application de ce plan ». En outre, il faut donner les moyens, y compris financiers, de faire une contre-expertise et de déposer des contre-propositions.

Me Ralph Blindauer est l'avocat de l'entreprise Miko (crèmes glacées), une filiale à 100% d'Unilever, qui est touchée de plein fouet par le plan de restructuration d'Unilever. « Si on avait une directive européenne qui impose de pouvoir suspendre un plan de réorganisation ou de licenciement jusqu'à ce qu'on ait discuté sur des mesures alternatives, mais avec un interlocuteur réel, on aurait d'autres armes pour négocier », a soutenu M. Blindauer. Et de regretter que pour amener le décideur à la table de négociation, « on est obligé de s'appuyer plus sur le rapport de force que sur le droit ». On est là aussi pour dire devant le PE que l'entreprise Unilever est « prise la main dans le sac » dans une affaire d'entente illicite et qu'Unilever est une entreprise « délinquante » et « pas citoyenne » comme elle le prétend, a conclu l'avocat. (L.C.)

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