Bruxelles, 15/01/2008 (Agence Europe) - Le European University Institute de Florence a publié une étude sur les industries culturelles et les négociations internationales, avec l'exemple des pays de la zone euro-méditerranéenne. Les biens et les services culturels tombent dans le champ d'application des accords de l'OMC et une pression constante s'exerce sur ses membres afin qu'ils éliminent progressivement les obstacles aux échanges dans ce secteur, constate Véronique Guèvremont, auteur de l'étude. Cependant, la flexibilité offerte par l'Accord général sur le commerce des services a conduit une majorité des membres à refuser de prendre des engagements relatifs aux industries culturelles. Les pays de la zone euro-méditerranéenne ont été largement influencés par ce mouvement de résistance et leurs engagements en matière d'accès au marché et de traitement national dans le secteur culturel demeurent donc limités. Toutefois, malgré l'adoption en 2005 de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, des pressions subsistent notamment à l'égard de ces pays pour qu'ils renoncent à faire reconnaître la spécificité de leur industrie culturelle. Dans son étude, Véronique Guèvremont souligne l'ambiguïté des négociations internationales dans le secteur des industries culturelles qui doivent être considérées sous plusieurs angles et illustre ses propos en utilisant l'exemple des pays de la zone euro-méditerranéenne. Le rapport est disponible sur http: //http://www.eui.eu/RSCAS/Publications (working paper 2007/33). (I.L.)