Bruxelles, 15/01/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des pays européens membres du « groupe de contact » international sur le Kosovo - Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie - se réuniront samedi 19 janvier à Ljubljana pour une réunion de haut niveau sur l'avenir du Kosovo, à l'invitation de leur homologue slovène et actuel président du Conseil de l'UE, Dimitrij Rupel. Participeront également le Haut Représentant de l'UE pour la Pesc, Javier Solana, et le commissaire européen chargé de l'élargissement, Olli Rehn. Le groupe discutera des différents aspects du dossier qui seront aussi à l'ordre du jour du Conseil Affaires générales du 28 janvier: coordination étroite entre l'UE et le gouvernement de Pristina sur le calendrier d'indépendance de la province, reconnaissance ou pas du futur Kosovo indépendant (ce choix appartiendra à chaque Etat membre individuellement), préparation de la décision juridique et opérationnelle sur l'envoi de la mission civile PESD au Kosovo. La décision sur la mission PESD sera sans doute reportée jusqu'en février pour ne pas influer sur les élections présidentielles en Serbie, dont le premier tour est prévu le 20 janvier et le second le 3 février. Entre-temps, la Serbie a approuvé le 14 janvier un « plan d'action » à mettre en œuvre en cas de déclaration d'indépendance du Kosovo. Ce plan, gardé secret par Belgrade, prévoirait une dégradation des relations diplomatiques entre la Serbie et les pays qui reconnaîtront le Kosovo indépendant, ainsi qu'un blocus économique du nouvel Etat. En revanche, le plan ne contiendrait aucune mesure militaire. L'armée serbe n'a en effet prévu aucun plan d'action spécifique, mais se tiendra prête à contrer toute violence dans la région, a expliqué le ministre serbe de la Défense, Dragan Sutanovac.
Mardi 15 janvier, la Commission européenne a réagi au « plan d'action » de Belgrade en rappelant les obligations de la Serbie dans le cadre du processus de stabilisation et d'association avec l'UE. « La coopération régionale est une obligation dans le cadre du processus de stabilisation et d'association » dont la Serbie fait partie, a déclaré la porte-parole de M. Rehn. « Nous attendons un engagement clair de la part de toutes les parties (de ce processus) pour promouvoir la stabilité régionale et renforcer la coopération interrégionale, même dans des circonstances politiques difficiles », a-t-elle commenté. (H.B.)