Bruxelles, 20/12/2007 (Agence Europe) - En adoptant à une très large majorité, le 17 décembre à Bruxelles, le projet de rapport de Glenis Willmott (PSE, Royaume-Uni), la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen prône une approche à l'échelle européenne contre l'exposition à de nouvelles substances cancérigènes sur le lieu de travail et des mesures pour combattre les troubles musculo-squelettiques tels que le mal de dos ou les inflammations musculaires à répétition.
Le rapport recommande qu'une attention particulière soit accordée aux personnes handicapées et aux travailleurs vulnérables y compris les travailleurs migrants, les jeunes, les personnes âgées et les travailleurs temporaires. Des études montrent en effet que les taux d'accidents du travail et de maladies liées au travail pour ces catégories de travailleurs sont bien plus élevés que la moyenne européenne, explique le rapporteur dans son exposé des motifs, en précisant que « la plupart d'entre eux sont cantonnés au niveau le plus bas de l'échelle des salaires et sont exposés à de plus grands risques car ils manquent de formation, ne connaissent pas leurs droits et n'ont pas conscience des risques auxquels ils s'exposent sur leur lieu de travail ». Pour faire face à ces risques, Glenis Willmott a estimé qu'il fallait « une nouvelle législation européenne ». En particulier, souligne-t-elle dans un communiqué, « de nouvelles valeurs limites doivent être introduites contre des substances responsables de cancers telles que l'inhalation de poussières de silice cristalline ». Et de conclure: « La Commission européenne doit adopter une approche de la carotte et du bâton pour faire appliquer et respecter les lois existantes en combinant des inspections et contrôles rigoureux et des incitations financières pour les employeurs ».
Stephen Hughes (PSE, Royaume-Uni) a rappelé quant à lui que la Commission européenne avait proposé de réduire de 25% le nombre d'accidents du travail dans l'UE. « Nous avons besoin d'objectifs similaires tout aussi ambitieux pour réduire les maladies professionnelles et les cancers ». (G.B.)