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Bulletin Quotidien Europe N° 9570
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/presidence slovene

La ratification du Traité de Lisbonne, le paquet énergie/climat et les Balkans/Kosovo au menu du premier semestre 2008

Bruxelles, 20/12/2007 (Agence Europe) - Le ministre slovène des Affaires étrangères et futur président en exercice du Conseil, Dimitrij Rupel, a officiellement présenté les priorités de la Présidence slovène de l'UE au premier semestre 2008, lors d'une conférence de presse jeudi 20 décembre à Bruxelles.

Traité de Lisbonne. « Le succès du processus de ratification du Traité est la principale priorité de notre Présidence », afin qu'il puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2009, a souligné M. Rupel. La Slovénie veut donner l'exemple et ratifier le traité tôt dans l'année 2008, en janvier ou février, a-t-il dit.

Paquet énergie/climat. Ce dossier important occupera le Conseil européen des 13/14 mars « et très probablement aussi le Sommet de juin », selon M. Rupel. Après l'accord politique de mars 2007 sur les grands objectifs du paquet énergétique et climatique, les propositions législatives détaillées de la Commission (notamment sur la répartition des charges) sont attendues pour le 23 janvier 2008. « Il restera très peu de temps jusqu'au Sommet de mars pour préparer les décisions, mais nous ferons tout pour y arriver », souligne M. Rupel. La Présidence slovène s'efforcera aussi de trouver un accord sur la libéralisation du marché intérieur du gaz et de l'électricité et poursuivra le dialogue énergétique avec les autres régions et pays du monde.

Stratégie de Lisbonne. Le deuxième cycle (2008-2011) de la stratégie renouvelée sera lancé lors du Conseil européen de mars. « La réussite de ce nouveau cycle repose sur l'engagement des Etats membres à mener les programmes nationaux de réforme conformément à la stratégie commune. La Présidence slovène s'efforcera de trouver un compromis entre la stabilité du cadre programmé, les lignes directrices intégrées et le programme communautaire de Lisbonne, d'un côté, et la nécessité de répondre aux nouveaux défis et de corriger les défaillances constatées, de l'autre côté », stipule le programme de la Présidence.

Balkans occidentaux. Avec le Kosovo (voir plus loin), il s'agit de la principale priorité sur le plan des relations extérieures. La Présidence slovène veut « renforcer » la perspective européenne des pays des Balkans et « rafraîchir » l'Agenda de Thessalonique de 2003 qui stipulait que les pays des Balkans ont tous la vocation d'adhérer un jour à l'UE, s'ils respectent les critères. Première étape: la signature des accords de stabilisation et d'association (ASA). M. Rupel souhaite que les cinq pays concernés passent ce cap d'ici fin juin, y compris la Serbie et la Bosnie-Herzégovine qui ont paraphé mais pas encore signé leur ASA. Sans vouloir remettre en cause les conditions imposées à ces deux pays (pleine coopération avec le TPIY pour la Serbie, réforme de la police pour la Bosnie), M. Rupel plaide pour une approche un peu plus souple de l'UE, notamment vis-à-vis de Belgrade. Pour lui, sur la question de l'arrestation des criminels de guerre, la Serbie ne doit pas être traitée moins bien que l'a été la Croatie qui, a rappelé M. Rupel, a livré son principal fugitif, le général Gotovina, au TPIY « seulement quatre ans après avoir conclu son accord d'association ». La Présidence slovène estime aussi que la Serbie et le Monténégro devraient obtenir le statut de pays candidat « le plus rapidement possible ». Elle voudrait aussi qu'à l'ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym), candidate officielle depuis décembre 2005, soit offerte une date pour l'ouverture des négociations d'adhésion.

Kosovo. Après la réunion infructueuse du Conseil de sécurité de l'Onu le 19 décembre (voir autre nouvelle), la Présidence slovène accordera une « attention particulière » à cette question, « d'autant plus qu'il s'agit d'une question européenne pour laquelle l'UE devra prendre ses responsabilités », explique M. Rupel. Après l'accord politique au Conseil européen du 14 décembre dernier sur la mission civile PESD de police et d'Etat de droit au Kosovo (EUROPE n° 9565), le Conseil « Relations extérieures » du 28 janvier tentera de trouver un accord sur la base juridique et les détails opérationnels de la mission qui devra être approuvé à 27. Pour la Présidence slovène, comme pour la plupart des pays membres, la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'Onu est suffisante pour le déploiement de la mission PESD de l'UE. « Si la résolution 1244 a permis récemment à l'Otan de confirmer le maintien de sa présence militaire (KFOR) au Kosovo, cette même résolution offre forcément une base juridique adéquate et suffisante pour une mission civile comme celle envisagée par l'Union européenne », argue M. Rupel. La Présidence s'efforcera donc de « convaincre » les pays qui ont encore des doutes (Chypre, Grèce, Slovaquie, Roumanie, Slovaquie, Pays-Bas). « Nous nous battrons pour l'unanimité requise » affirme M. Rupel qui n'exclut pas la tenue d'un Conseil extraordinaire.

Sommets avec pays tiers. Outre les sommets que la Présidence slovène présidera avec les Etats-Unis, le Japon et la Russie, M. Rupel a notamment mis en exergue le sommet avec l'Amérique latine et les pays des Caraïbes (16/17 mai à Lima, Pérou). Deux sujets domineront cette réunion: la cohésion sociale (notamment la lutte contre la pauvreté) et la lutte contre le changement climatique.

EUROPE publiera un dossier spécial « Présidence slovène » avec son bulletin du 22 décembre. (H.B.)

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