Luxembourg, 23/10/2007 (Agence Europe) - L'Espagne a expliqué, lors du Conseil Agriculture-Pêche de mardi 23 octobre, que la fermeture de la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique Est, décidée par la Commission européenne le 21 septembre dernier, a causé des dommages considérables aux entreprises de pêche qui n'ont pas eu le temps d'utiliser l'entièreté de leurs quotas. L'Espagne, qui a demandé à la Commission européenne de lui attribuer en 2008 un supplément de prises en signe de compensation, a été soutenue par les autres pays qui n'ont pas atteint leurs quotas de thon rouge en 2007: Grèce, Chypre et Malte. Pour rappel, ce sont les pêcheurs français et italiens qui ont largement dépassé le volume autorisé de captures en 2007 et amené la Commission à fermer la pêche en avance sur le calendrier normal. La France a promis de « punir les auteurs » des dépassements et insisté sur la nécessaire coopération entre tous les Etats pour lutter contre la surpêche. L'Italie a rappelé avoir fermé la pêche dès fin juillet, voyant que le quota était épuisé. Le quota européen de thon rouge sera fixé lors de la prochaine réunion (9-18 novembre) de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA). Ensuite, l'UE tentera en décembre (ou au début de l'année 2008) de répartir entre ses Etats membres le total admissible de captures (TAC), en tenant compte des dépassements français et italiens et des compensations à offrir aux pays affectés par la fermeture prématurée de la pêche au thon rouge. (L.C.)