Bruxelles, 23/10/2007 (Agence Europe) - Dans un discours prononcé devant le groupe des régulateurs européens (ERG) et la plate-forme européenne des instances de régulation (EPRA) à Capri, le 19 octobre, la commissaire Viviane Reding, responsable de la société de l'information et des médias, a rappelé la nécessité de relancer le débat sur le spectre radioélectrique et le réaménagement des fréquences afin de permettre le développement de la télévision numérique et haute définition, de la télévision mobile et de l'Internet mobile en Europe. « Je crois indispensable d'introduire plus d'efficacité dans la gestion des fréquences en Europe, de dresser une carte des utilisations effectives et des cas d'utilisations inefficaces (…) Les fréquences sont trop limitées et trop précieuses pour ne pas en faire un usage optimal », a-t-elle souligné. La commissaire a également confirmé qu'elle entendait promouvoir la norme DVB-H pour harmoniser la diffusion de la télévision mobile en Europe, et s'est félicitée de voir que « déjà, 19 Etats membres vont dans la bonne direction ». En marge de la conférence, répondant à une question relative à la séparation fonctionnelle de Telecom Italia, Mme Reding a précisé que la Commission européenne n'avait pas l'intention d'imposer la séparation fonctionnelle des réseaux mais seulement d'en proposer l'utilisation comme un instrument supplémentaire de régulation, à l'usage des autorités nationales de réglementation qui ont le loisir d'y faire appel ou non. Pour rappel, l'autorité italienne AGCOM a demandé à Telecom Italia de gérer séparément son réseau de lignes fixes afin d'amener davantage de concurrence dans le secteur. Le gouvernement italien a, dans cette optique, adopté une loi permettant à l'AGCOM d'imposer ce remède au géant italien des télécoms. Selon la presse italienne, le président de Telecom Italia, Pasquale Pistorio, aurait écrit une lettre de protestation à Mme Reding, estimant que la loi italienne est contraire à la réglementation européenne sur les télécoms. (I.L.)