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Bulletin Quotidien Europe N° 9529
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La Commission ne veut pas d'aides à l'exportation pour la viande porcine

Luxembourg, 23/10/2007 (Agence Europe) - Lors du Conseil Agriculture de lundi 22 octobre, à Luxembourg, plusieurs Etats membres, dont Pologne, France, Irlande, Hongrie, Roumanie et Slovénie, ont demandé la réintroduction des restitutions à l'exportation de viande porcine vers des pays tiers. Mais la Commission européenne a refusé, à ce stade, d'accéder à leur demande. Elle a notamment souligné qu'il fallait attendre de voir les effets de la mesure de marché qui vient d'être acceptée, à savoir des aides communautaires pour le stockage privé de viande porcine (EUROPE n° 9527). Le Danemark et les Pays-Bas se sont également opposés à des mesures de restitution.

Selon la France, le marché du porc « est en crise »: des prix à la vente en baisse et des cours de production qui augmentent, à cause du prix à la hausse des matières premières (céréales pour nourrir les porcins). La France a évoqué une baisse de 11% des cours par rapport à 2006. La Commission a apporté une première réponse à la crise en acceptant de financer le stockage privé. France, Pologne et d'autres auraient voulu que la Commission aille plus loin en réactivant (de manière temporaire) les mesures de restitutions à l'exportation de viande porcine vers les pays-tiers. Michel Barnier, le ministre français de l'Agriculture, a précisé que 30% de la production nationale de porc est exportée en dehors de l'UE, comme en Russie, au Japon ou en Corée du Sud.

Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l'Agriculture et au Développement rural, a répondu qu'elle ne voulait pas autoriser de restitutions à l'exportation. « Cela enverrait un mauvais signal » au marché et prolongerait la situation difficile des éleveurs qui seraient ainsi encouragés à produire encore davantage (grâce aux aides) alors qu'il leur faudrait au contraire réduire les volumes pour s'adapter à la demande, a déclaré Mme Fischer Boel. Elle a aouté qu'elle était « très réticente » à l'idée d'utiliser un tel outil. Elle a reconnu que les éleveurs européens étaient désavantagés à cause du « dollar très faible » sur les marchés mondiaux. (L.C.)

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