Bruxelles, 10/10/2007 (Agence Europe) - La Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération européenne des syndicats (CES) ont appelé, mardi 9 octobre, l'Union européenne à « montrer l'exemple en adoptant des sanctions sévères contre la Birmanie », après la dernière phase de la violente répression perpétrée dans ce pays par la junte militaire. Plus particulièrement, la CSI et la CES demandent à l'UE d'interdire: (1) à toutes les entreprises enregistrées dans l'UE et à leurs filiales, ainsi qu'aux citoyens de l'UE, d'investir en Birmanie, tant en ce qui concerne les nouveaux investissements que les demandes de vente d'opérations commerciales existantes. Cette interdiction couvrirait tous les secteurs, y compris le pétrole et le gaz ; (2) à toutes les entreprises enregistrées dans l'UE de conclure des joint-ventures ou des contrats ou de faire des affaires avec les militaires et les entités d'Etat ; (3) l'importation dans l'UE de biens et services en provenance de Birmanie ; (4) les transferts financiers internationaux et les transactions provenant de Birmanie ou à destination de celle-ci, effectués par des citoyens, des entités officielles ou des entreprises de l'UE. Elles demandent également à l'UE de prendre des mesures destinées à garantir que des armes en provenance de l'UE ne soient pas vendues à la Birmanie par des pays tiers. (gb)