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Bulletin Quotidien Europe N° 9520
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pe/sieges

Le « non » italien à la formule Lamassoure n'empêchera pas l'adoption du nouveau Traité

Bruxelles, 10/10/2007 (Agence Europe) - Principal sujet de leur entretien, la question du futur Traité a donné à José-Manuel Barroso et Romano Prodi l'occasion de réaffirmer, mercredi 10 octobre, leur optimisme avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains. Nous sommes « proches d'une solution », a assuré le président de la Commission, alors que son prédécesseur à ce poste s'est dit « persuadé » qu'il y aura un accord à Lisbonne. « J'espère que les chefs d'Etat et de gouvernement feront de leur mieux pour ne pas décevoir nos citoyens », a déclaré à la presse M. Barroso. L'Italie, qui conteste la solution retenue dans le rapport Lamassoure/Severin sur la composition du Parlement européen après les élections de 2009 (EUROPE n° 9515), ne lie pas cette question à l'approbation du futur Traité, a pour sa part assuré M. Prodi. Ce dernier « pourra très bien être approuvé sans que l'on touche au nombre de parlementaires », a-t-il déclaré, estimant que la répartition des sièges au PE ne fait pas obstacle à un accord entre chefs d'Etat et de gouvernement les 18 et 19 octobre prochains. Si la Présidence portugaise a l'intention de tenter de régler cette question à Lisbonne, au moment même du Conseil européen informel, la question de la distribution des sièges pourrait être tranchée ultérieurement, même après les ratifications, a jugé le président du Conseil italien. L'Italie estime que les sièges doivent être attribués en fonction du nombre de citoyens de chaque pays et n'est pas d'accord avec les « autres principes » sur lesquels se fonde la formule Lamassoure/Severin, a-t-il rappelé.

Autre sujet du prochain Sommet informel, l'Italie est « sur la même ligne » que la récente communication de la Commission relative à la dimension extérieure de la stratégie de Lisbonne (EUROPE n° 9515 et EUROPE Documents N° 2467), a par ailleurs indiqué M. Prodi. A propos de Galileo, « l'Italie soutient fermement un engagement financier communautaire pour couvrir les besoins encore existants » et « oeuvrera pour dégager les solutions de compromis qui seront nécessaires » en vue d'un accord, a-t-il aussi ajouté. A l'ordre du jour du Conseil Ecofin cette semaine, le financement du projet européen de radionavigation par satellite divise encore les Etats membres (EUROPE n° 9519). Le sujet, à propos duquel nous avons « déjà perdu trop de temps » selon M. Prodi, reviendra sur la table des ministres des Finances en novembre. (ab)

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