Le Caire/Copenhague, 18/09/2007 (Agence Europe) - REMDH, le réseau euroméditerranéen des droits de l'homme, déplore la décision du gouvernement égyptien « de fermer l'association pour les droits de l'homme et l'assistance juridique AHRLA » active dans « la révélation des pratiques institutionnalisées de torture en Egypte ». Motif de cette décision: AHRLA aurait « enfreint la loi qui interdit aux ONG, de recevoir des fonds de l'étranger sans permission ». Cette « arme juridique », souvent invoquée dans divers pays pour bloquer des subventions européennes en faveur de la société civile dans les pays méditerranéens, est dénoncée par REMDH. Elle signifie dans ce cas, écrit le réseau euroméditerranéen, « la volonté du gouvernement (de l'utiliser), en dépit de son inefficacité et des critiques venant de la communauté internationale ».
Par ailleurs, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont accusé samedi l'Egypte de restreindre la liberté de la presse, après la condamnation à un an de prison de quatre journalistes jugés coupables d'avoir « nui à l'intérêt général » dans des articles critiquant le régime, même si le tribunal n'avait pas retenu la charge de diffamation à l'égard du chef de l'Etat. « L'Egypte continue de jeter en prison des journalistes et des rédacteurs en chef qui publient des articles critiques à l'égard du président Hosni Moubarak et d'autres responsables », a dénoncé Human Rights Watch dans un communiqué. (fb)