Bruxelles, 12/09/2007 (Agence Europe) - En attendant la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies quant au futur statut du Kosovo, l'UE continue à préparer sa future mission de police et d'Etat de droit au Kosovo. Il s'agira d'une « mission PESD civile qui vise à renforcer l'Etat de droit au Kosovo » avec un accent mis sur « la police judiciaire et les douanes », a rappelé, mardi 11 septembre, Pieter Feith, le directeur général adjoint pour la PESD au sein du secrétariat du Conseil de l'UE, lors d'un échange de vues avec les membres de la sous-commission de défense du Parlement européen.
La mission, qui sera activée après la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies attendue pour la fin de l'année, reprendra une partie des prérogatives de la mission d'administration des Nations unies (UNMIK). Elle durera de deux à trois ans renouvelables en fonction de la situation en place et devrait être dotée d'un budget annuel estimé à l'heure actuelle à 150 millions d'euros. EUMP Kosovo comprendra les juges et les policiers nécessaires pour encadrer la formation des policiers et des forces de l'ordre kosovares. Les questions de sécurité resteront à la charge des militaires de la mission de maintien de paix de l'OTAN (KFOR). M. Feith a rappelé que la KFOR restera en place « au moins tout au long du processus de transition ».
Dans la planification, le Conseil va se focaliser, selon M. Feith, sur cinq domaines clefs, afin de permettre une transition et un déploiement les plus rapides possible. Il faut d'après lui que le Conseil examine (1) la planification des mesures d'urgence ; (2) tente de réduire les délais de déploiement de la mission PESD; (3) vérifie les implications financières et trouve les 150 millions nécessaires ; (4) la logistique, qui, selon
M. Feith, sera une question très « compliquée », qui demandera aux Etats membres beaucoup de flexibilité. (« On ne peut pas déployer les hommes après une si longue période » d'attente sans qu'ils ne disposent de matériel nécessaire, a-t-il remarqué) ; (5) les Etats membres devront compléter le recrutement des effectifs, notamment de policiers et les sélectionner par rapport au type de la mission. (aby)