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Bulletin Quotidien Europe N° 9500
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

M. Sarkozy veut préparer dès l'an prochain « un nouveau cadre politique » pour l'agriculture en Europe

Bruxelles, 12/09/2007 (Agence Europe) - Inaugurant le salon de l'agriculture (Space) de Rennes, en France, le président de la République Nicolas Sarkozy a plaidé, mardi 11 septembre, pour une « refondation » de la Politique agricole commune (PAC). Il a promis de mettre à profit la Présidence française du Conseil de l'UE, au deuxième semestre 2008, pour engager des travaux de modernisation de cette politique qui, selon lui, ne peut pas, telle qu'elle est aujourd'hui, « répondre aux défis de l'après-2013 ».

« Ce n'est pas une discussion technique (qui doit être menée en 2008: NDLR) dans le cadre du bilan de santé de la PAC sur les fameux droits à paiement unique, le découplage ou la modulation des aides, qui permettra de répondre » aux nouveaux objectifs de cette politique, a déclaré le président français, qui n'a pas hésité à critiquer le contenu des débats actuels que mènent les Etats membres de l'UE avec la Commission européenne. « A force de truffer la PAC de termes incompréhensibles, plus personne ne porte d'ambition », a-t-il lancé. Selon M. Sarkozy, la « refondation » de la PAC est indispensable pour rendre de nouveau légitime cette politique. Il a indiqué vouloir préparer, à l'occasion de la Présidence française (dans moins d'un an), « un nouveau cadre politique pour notre agriculture en Europe ». Selon lui, la PAC doit répondre à quatre objectifs: assurer l'indépendance et la sécurité alimentaire de l'Europe, contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux, préserver les équilibres des territoires ruraux et participer à la lutte contre les changements climatiques et à l'amélioration de l'environnement.

Pour répondre à ces objectifs, la PAC doit être établie sur un principe « indiscutable » de préférence communautaire, qui recouvre des objectifs rénovés, des outils et un budget ambitieux, a expliqué le président français. Il a promis d'être « intransigeant » sur cette question lors des prochaines discussions de l'UE sur le budget communautaire. Par ailleurs, il a demandé à la Commission de mettre en place sans délai un dispositif permanent de gestion des risques et des crises sanitaires et climatiques dans le secteur agricole. Il a plaidé également pour la création d'un « fonds d'intervention sanitaire » (pour répondre, par exemple, aux préoccupations en matière de fièvre catarrhale ovine) et aussi pour le renforcement des contrôles sanitaires aux frontières de l'Union européenne.

La France et l'OMC. Favorable à une relance des négociations, Nicolas Sarkozy a cependant prévenu qu'il « s'opposerait fermement » à tout accord au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui ne servira pas les intérêts de la France. Le président de la République a invité les autres puissances (Argentine, Brésil, Chine, Inde) à la « réciprocité » dans les négociations commerciales.

Présentant la défense de l'environnement comme la préoccupation quotidienne des agriculteurs, Nicolas Sarkozy a jugé primordial un nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides. Le président de la République a également souhaité « engager un véritable plan de valorisation de la biomasse » (déchets végétaux). (lc)

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