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Bulletin Quotidien Europe N° 9500
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/avenir de l'ue

Réunis ce jeudi en séminaire, les 27 commissaires font le point sur les priorités 2007 et entament un débat sur le très long terme

Bruxelles, 12/09/2007 (Agence Europe) - L'avenir de l'Union européenne à court, moyen et très long termes sera à l'ordre du jour du séminaire informel que les 27 Commissaires européens tiendront ce jeudi 13 septembre au château de Beloeil (province belge du Hainaut). Le président José Manuel Barroso souhaite que le collège fasse le point sur les projets prioritaires de la Commission pour les mois à venir, mais il voudrait aussi stimuler un débat plus « visionnaire » sur les politiques dont l'Union aura besoin « dans les années et même les décennies à venir ». L'objectif n'est évidemment pas de préparer des propositions concrètes pour les prochaines perspectives financières au-delà de 2014 - ce sera la tâche de la prochaine Commission qui entrera en fonction en 2009 - mais de « réfléchir sur les politiques que nous voulons suivre et sur les résultats que nous voulons atteindre» dans l'Union de demain, a expliqué M. Barroso mercredi devant la presse à l'occasion de la présentation de la communication sur le réexamen du budget de l'UE (voir autre nouvelle). Ce débat doit démarrer maintenant et il doit être « ouvert », a martelé le président de la Commission: « Il ne peut y avoir de tabous ni sur les politiques, ni sur le budget ».

En ce qui concerne les priorités pour la fin de cette année, le calendrier est particulièrement chargé et serré: - présentation, la semaine prochaine, des propositions sur le marché intérieur de l'énergie; - adoption, fin septembre, des propositions sur la mise en œuvre des décisions du Conseil européen de mars 2007 en matière de lutte contre le changement climatique ; - adoption, en octobre, d'un rapport intermédiaire sur la stratégie renouvelée de Lisbonne pour la croissance et l'emploi ; - présentation, en octobre, de deux propositions de directives sur l'immigration légale ; - présentation, en novembre, d'une communication qui devrait esquisser un « bilan de santé » de la politique agricole commune (PAC) ; - adoption, en décembre, d'un nouveau rapport sur la stratégie de Lisbonne en vue du Conseil européen de printemps 2008. Sans parler de la participation de la Commission à la Conférence intergouvernementale (CIG) sur le nouveau traité qui pourrait s'achever en octobre.

La proposition du président français Nicolas Sarkozy de créer d'ici la fin de cette année un «comité des sages » pour réfléchir sur « l'Europe en 2020-2030 » pourrait aussi être débattue par les Commissaires ce jeudi. Il s'agit d'une idée qui mérite d'être examinée, à condition qu'elle ne soit pas considérée à Paris et ailleurs comme une « alternative » au processus communautaire, notamment au processus d'adhésion de la Turquie, explique-t-on à la Commission. Cependant, Paris fait un lien direct entre la mise en place du « groupe des sages » et la Turquie, car M. Sarkozy a clairement indiqué que les négociations d'adhésion avec Ankara (même sur les 30 chapitres qui ne mènent pas inéluctablement à l'adhésion, mais qui sont nécessaires pour préparer une simple « association étroite » comme le préconise la France) ne pourront se poursuivre que si le groupe voit le jour. M. Barroso ne demande pas mieux que d'avoir un débat sur la « finalité de l'Union européenne », mais il ne peut pas accepter qu'il se limite à la seule question des frontières extérieures de l'UE, expliquent les sources à la Commission. Vendredi dernier, en marge de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères à Viana do Castelo, le commissaire chargé de l'élargissement Olli Rehn avait lui aussi souligné qu'il ne comprendrait pas la « raison d'être » de ce groupe des sages s'il se concentrait uniquement sur l'élargissement et les frontières de l'UE. Mais il a reconnu qu'il serait « très utile » de réfléchir à « l'avenir de l'UE à l'horizon 2020-2030 », notamment à des « questions de fonctionnement et de politique commune après le nouveau traité et la révision du budget ».

Cette semaine, la chancelière allemande Angela Merkel a apporté son soutien à la suggestion de M. Sarkozy sur le groupe des sages, qui serait composé de personnalités de grande qualité, d'indépendance et de sagesse ayant une certaine vision européenne sans toutefois occuper actuellement une fonction active dans les institutions communautaires. Le groupe devrait parler de l'élargissement, mais pas exclusivement de la Turquie, a précisé Mme Merkel, lundi à l'issue d'une entrevue avec M. Sarkozy à Meseberg. Selon la chancelière allemande, la Présidence portugaise et d'autres pays membres auraient également signalé leur soutien à la création du groupe encore avant la fin de cette année. (hb)

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