Bruxelles, 24/07/2007 (Agence Europe) - L'après système des quotas pour limiter les importations de textiles chinois sur le marché communautaire qui expire à la fin de l'année était au centre des discussions entre les ministres du Commerce de l'UE dimanche soir à Bruxelles. Emmenés par la France et l'Italie, les Etats membres producteurs ont demandé la prolongation du système négocié avec Beijing en 2005. Mais, pour assurer une transition en douceur, le commissaire au Commerce Peter Mandelson a proposé un mécanisme sino-européen de double surveillance permettant de repérer une hausse brutale des importations de textiles chinois dans l'UE et de déclencher rapidement des mesures de sauvegarde. Discuté vendredi dernier à Beijing, ce système reposera sur la mise en place de licences d'exportations chinoises et d'importations dans l'UE permettant de suivre quasiment en temps réel l'évolution des exportations chinoises. La proposition, qui doit encore être acceptée par Beijing, a obtenu l'aval des Vingt-sept. En effet, quelque peu isolée dans sa demande (la ministre italienne du Commerce Emma Bonino a admis du bout des lèvres que le mécanisme proposé par la Commission était le seul système possible), la France s'est quelque peu résignée à se rallier au mécanisme préconisé par la Commission. « Nous devons regarder de manière très précise comment ce système pourrait fonctionner », a déclaré le secrétaire d'Etat français au Commerce Hervé Novelli, insistant sur la nécessité que ce mécanisme permette d'enclencher des mesures de sauvegarde très rapidement. (eh)