Bruxelles, 10/07/2007 (Agence Europe) - Un mois après le sommet UE/Canada à Berlin, qui a donné le feu vert au lancement d'une étude conjointe pour évaluer l'opportunité d'une plus grand intégration entre l'UE et le Canada (EUROPE n° 9439), le Premier ministre québécois Jean Charest plaide, dans un entretien donné au quotidien français Le Figaro de mardi, pour l'accélération du processus de libéralisation des échanges transatlantiques. M. Charest souligne l'importance d'une « nouvelle relation » entre le Canada et l'Europe, dont le Québec et la France sont, selon lui, « les locomotives ». En effet, le Canada peut être un « partenaire stratégique » pour l'UE, estime-t-il, en particulier parce qu'il est un « pont d'entrée » aux exportateurs européens de l'Association de libre-échange nord-américaine (NAFTA/ALENA) ». « Cette nouvelle relation nous permettrait dans un deuxième temps de développer une entente qui toucherait plus spécifiquement la mobilité de la main-d'oeuvre et la reconnaissance des compétences », poursuit M. Charest. Par voie de presse, le Premier ministre québécois a plusieurs fois promu ces derniers mois une « nouvelle relation » UE/Canada basée sur l'élimination des barrières aux échanges, tarifaires mais surtout non tarifaires et réglementaires. « Nous [Canadiens et Européens] menons le même combat pour être compétitifs par rapport aux pays émergents: si on veut moderniser nos économies et éviter les délocalisations, il faut éliminer les barrières », insiste M. Charest avant de conclure que, « pour éviter à l'avenir des différends » comme celui qui a opposé en 2006 les groupes canadien Bombardier et français Alstom sur l'obtention d'un contrat public pour le métro de Montréal, il est « tout à fait disposé à inclure les marchés publics dans un accord transatlantique ». (eh)