Bruxelles, 10/07/2007 (Agence Europe) - « Dès le départ » le ministre italien des Finances a dit que « l'Italie pourrait connaître des difficultés » pour atteindre son objectif à moyen terme en 2010, a indiqué mardi son homologue portugais, Fernando Teixeira dos Santos, se déclarant néanmoins « convaincu » que Rome fera tout pour y parvenir. L'Italie, qui n'est pas encore sortie de la procédure pour déficit excessif, pourrait donc, à l'image de la France, avoir besoin d'un peu plus de temps pour ramener ses finances publiques à l'équilibre. A l'Eurogroupe lundi soir, Tommaso Padoa Schioppa a confirmé que la date de 2011 était la plus probable, reconnaissant le lendemain devant des journalistes que « la préoccupation existe et a été exprimée par Trichet, Almunia et d'autres collègues ». « On regarde avec sympathie les efforts et avec préoccupation les risques », a pour sa part souligné le Commissaire aux affaires économiques et monétaires pour résumer l'approche qui prévaut à l'Eurogroupe face aux situations budgétaires française et italienne. Avec 2,5% en 2007, le déficit italien sera au dessus des prévisions de la Commission (à 2,1%) et l'effort de correction ne correspondra pas à l'ajustement structurel souhaité de 0,5% du PIB par an, a précisé Joaquin Almunia, jugeant que l'horizon 2010 n'est « pas impossible » mais sera « difficile » à atteindre. (ab)